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Entre Joseph Kabila
et Jean-Pierre Bemba,la tension est palpable.
Jean-Pierre
Bemba J.Kabila
Le désespoir inclut toujours une impression
d'impuissance. Il nous met en contact brutal avec nos limites, en particulier les limites du pouvoir qu'il nous est possible
d'exercer.Voilà sans doute la cause du dernier échange de tirs
entre les gardes de Jean-Pierre Bemba et les éléments de la
garde présidentielle de Joseph Kabila à Kinshasa ,
et cela démontre que la tension est palpable comme une colère rentrée,
les esprits sont à vif.
Maintenant que la CEI est prête à annoncer le calendrier final pour des élections qui certainement dépasseront la date de 30 juin, tout le monde s’attend à un débat houleux et profond sur l’avenir de ce pays. Mais personne ne s’attendait à une guerre entre le
MLC et le camp Kabila. Le camp du Chef de l’État dément d’être impliqué
de près de loin aux manœuvres de Bangui contre l’ancien président élu de république centrafricaine et son allié à l’époque, le
MLC de Bemba.
L’UDPS déjà en difficulté, victime de ce processus
expéditif, et également les démarches en provenance de Bangui contre JP Bemba alors que celui-ci a gardé un «
profil bas » durant la transition en montrant qu’il n’était pas un obstacle pour Kabila de
gouverner, lorsque par exemple l’UDPS a été très vocal sur les origines encore douteuses du chef de l’État selon eux, ainsi que
l’Apereco de Ngbanda qui a rempli l’Internet de toute sorte de documents contre Joseph Kabila
.
Aujourd’hui Ruberwa et Bemba sont dans le même camp ainsi que d’autres pour la
négociation afin d’organiser le scrutin dans une atmosphère saine incluant
l’UDPS, de manière à éviter que, dès le départ, les
élections ne puissent porter les germes de la contestation du fait
de l'exclusion et de la marginalisation de certaines forces
politiques.
On observe donc une évolution dans les alliances par rapport aux affinités habituelles.La réalité du terrain est réellement cela ? Ces querelles fratricides ont toujours un impact désastreux sur une population en passe de désespérer de la démocratie.
C’est connu que les politiciens aiment toujours faire croire au peuple qu’ils dirigent que « tout va bien » jusqu’à ce qu’un vote sanction les chasse au pouvoir.
Plus on avance plus les ego se développent, chose pas nouvelle en Afrique, on cherche à se débarrasser des autres pour avoir le pouvoir
seul.
Les analystes appellent les dernières prestations de Joseph Kabila
sont d'une arrogance rare, ce qui revoltent les congolais. Ils disent
qu' il est en train devenir évident que la biographie fragmentée du
président Kabila a moins convaincu les congolais. À ce jour il demeure
pour ses concitoyens un homme méconnu . Les historiens et les ethnologues quant à eux n’ont pas encore trouvé des compromis sur beaucoup de points concernant ses origines. Jamais dans la jeune histoire souvent malheureuse
de la RDCongo, il y a eu un si mauvais transfert d’information. On se demande à ce sujet que fait son service de presse ? Où c’est une stratégie délibérée de surprendre tout le monde en dernière minute ?
La nation est malade et toujours privée de convalescence ;le Congo est abattu et semble se résigner à mourir après avoir nourri tant d’espoir de
démocratie. Joseph Kabila a certainement du pain sur la planche, tout le monde s’attend à des éclaircissements que le bureau du chef de l’État doit éventuellement produire sur le parcours du chef de l’État, en attendant les spéculations de toute espèce par les amateurs et les professionnels de la politique font bon train, car sans la vérité totale, ces spéculations ne feront que s’alimenter. Reste à savoir si, dans l’état de misère et de désespérance où il se trouve, le peuple congolais continuera à être gouvernable.
Par Guy Bojack
Congointer.
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