Les
dessous de la visite de Kabila chez Bush

Comment
faire pour que la république
démocratique du Congo tienne son ancien
rang de grande nation africaine? Le bon
sens suggère d'abord de mettre bon ordre
chez soi. Et puis de ne rien céder aux
valeurs dictatoriales. Voilà ce que
Joseph Kabila doit savoir au lieu de
suivre les ''conseils'' des faucons tel
que les Tambwe Mwamba, Kudura Kasongo tous
des Mobutiste pur jus
reconvertis au Kabilisme à la dernière
heure et autres flatteurs de son
entourage.
A l'issue d'entretiens dans le Bureau
ovale de la Maison Blanche, M. Bush a
relevé que quand il l'avait reçu en
novembre 2003, M. Kabila lui avait dit
"vouloir des élections libres et
justes, et vous avez tenu parole".
Décidement le président américain n'a
pas lu le dernier rapport de l'anmistie
internationale sur les graves violations
de droit de l'homme en RDC.
"Je vous en suis reconnaissant et
je vous félicite d'être un homme de
parole", a dit M. Bush, faisant référence
aux élections de 2006, les premières
multipartites depuis l'indépendance en
1960, "et nous nous réjouissons de
continuer à travailler avec vous (...)
pour apporter paix et stabilité à la région".
Mais de quelle paix?
M. Bush a dit sa volonté de coopération
"pour aider à consolider les
gains". Il a parlé de soutien américain
au développement économique et à la
lutte contre le paludisme dans l'ancien
Zaïre ravagé par des années de
guerres ethniques et civiles qui ont
fait des millions de morts.
Les Etats-Unis ont salué les
élections de 2006, malgré les
problèmes relevés par les observateurs
internationaux.
M. Bush a illustré le soutien à M.
Kabila en reconduisant mercredi pour un
an le gel, annoncé en octobre 2006, des
avoirs de plusieurs personnalités
politiques et des affaires qui
contribuent selon lui aux violences,
dont Laurent Nkundabatuare.
Des centaines de jeunes
congolais ont
manifesté mardi, pour la deuxième
journée consécutive, devant la maison
blanche à Washington, la delegation
congolaise était obligé de se cacher
dans leur hôtel .
Les manifestants ont crié pour que le
monde puisse entendre la voix du peuple
congolais qui vit avec moins d'un dollar
par jour, et ils sont restés sous la
pluie dans la rue. En tout
cas,pourrions-nous éviter que levide
actuel ne soit comblé n'importe
comment?
Par
lemonde/Laetitia B.
Kiangani

Joseph
Kabila et sa delegation sont restés
dans leur hôtel ,pas de bain de
foule.