RDCongo:
Qui
a tué Aimée Kabila Mulengela?
Aimée
Kabila
Le mensonge
politique de l'entourage de Joseph Kabila fait croire au
peuple des faussetés salutaires, pour quelque bonne fin
car le peuple n’a aucun droit sur la vérité
politique . On n'a jamais
menti autant que de nos jours. Ni menti d'une manière
aussi éhontée, systématique et constante depuis que
le pouvoir lui est ''tombé'' entre les mains en 2001. Mentir
aussi pour sa défense : le mensonge est une arme.
L'arme préférée de l'inférieur et du faible qui, en
trompant l'adversaire s'affirme et se venge de lui
. Comment un prétendu pasteur, fut il chef de
la maison civile du président de la république
peut se présenter à la télévision nationale pour
débiter des mensonges aussi grossières avec cynisme
alors que dans cette affaire, il y a eu un assassinat
sordide.
Dans la nuit de
mardi 15 à mercredi 16 janvier, un meurtre a été perpétré
contre une dame dans la commune de Mont Ngafula à
Kinshasa. Aimée Kabila Mulengela, une des filles de
Laurent-Désiré Kabila, père et prédécesseur de
l'actuel président, a été abattue par des hommes armés,
dont l'un portait un uniforme de la Garde présidentielle,
a indiqué l'organisation de défense des droits de
l'Homme la Voix des sans voix (VSV) dans un communiqué.
L’identité de
la victime fait depuis objet de polémique. Cette polémique
vient surtout du fait que la question qui se pose est de
savoir si oui ou non la défunte était la fille de feu
président Laurent-Désiré Kabila, et donc, membre de
la famille présidentielle. Et cela de par son nom :
elle s’appelait Aimée Kabila. Aimée Kabila est née
à Kipushi au Katanga le 24 juillet 1976 est belle
et bien la fille de feu Laurent-Désiré Kabila et de
Zaina Dibangula.
La version de
l’ambassadeur Théodore Mugalu de la Maison civile du
chef de l’Etat la victime porterait le nom de
Aimée Mulengela Koko et serait originaire du Nord-Kivu,
par son père, et de l’Equateur, par sa mère. En conséquence,
elle ne serait pas la fille de feu Laurent-Désiré
Kabila. D’après la source, c’est faussement que la
défunte a été présentée sous le nom de Aimée
Kabila. Mais comment une personne peut-elle croire à ce
mensonge politique?
Au cours d’un
point de presse tenu jeudi 17 janvier à Kinshasa,
l’inspecteur provincial de la police, le général
Dieudonné Oleko n’a pas reconnu que la victime
portait le nom de Kabila. Et quand bien même son deuxième
nom était Kabila, cela importait peu, puisqu’il
existe des homonymes. Au moins il admettait déjà que
la victime portait le nom de Kabila. Dans tous les cas,
a ajouté le général Oleko, ses services ne se sont
pas directement intéressés aux origines probables de
la victime. Les congolais ne sont pas dupes. Pas l'un
d'eux ne croit à ce genre de déclarations.
Même la Monuc
pourtant qui soutient le régime Kabila a confirmé que
la victime avait fait part de craintes pour sa sécurité
et que sa section des droits de l'Homme était
intervenue il y a environ deux ans lorsqu'elle avait été
interpellée sans motif officiel par les Services spéciaux
de la police de Kinshasa du désormais tristement
célèbre colonel Raus et détenue pendant plusieurs
semaines.
Selon les services
de sécurité et selon l'ONG '' La voix des sans voix'',
la victime revendiquait une part de l'héritage de
Laurent-Désiré Kabila et était en conflit avec
certains membres de la famille présidentielle.Et tout
le monde le savait. Enfin, une version contraire à
celui de pasteur Thédore Mugalu. Elle vient de l’ONG
de défense des droits de l’homme « La Voix des Sans
Voix ». Dans un communiqué publié mercredi, cette ONG
est formelle : Mme Aimée Kabila était bel et bien de
la fille biologique de feu LD Kabila. Une version partagée
par quelques proches de la victime .
lL
est certain également que le mensonge politique est de
tous temps, que les règles et la technique de ce que
jadis on appelait "démagogie" et de nos jours
"propagande" ont été systématisées et
codifiées il y a des milliers d'années. Aujourd'hui
tous les patrons de presse de la RDC sont soit
corrompus ou soit menacés par les ''services'' de
sécurité du régime. À Kinshasa tout le monde a peur.
La terreur est à son comble. ''Ces gens se
promenent souvent dans des voitures 4x4 et sont en train
de terroriser la population,personne n'ose parler de
cette pauvre femme tuée pour avoir reclamer sa part
d'héritage. c'est honteux'' a declaré Adrien
Nyembo, un vieux cordonnier à Kinshasa.
En
matière de sécurité comme ailleurs, le gouvernement
d'Antoine Gizenga règne par le mensonge. Les
preuves sont éclatantes. Que se soit au sujet des
affaires économiques, de politique internationale ou
des questions de l'intégrité du territoire. Heureusement,
des voix des congolais s’élèvent contre cette
permanente attaque à la raison.
Par Charlotte
Elimbe
