Accueil
Qui sommes-nous?
Notre équipe
Politique
Religion et Culture
Sport
Musique
Forum
Contact
Liens
 
 

Le massacre des chrétiens en 1992:Ngbanda se défend en accusant Mandungu Bula Nyati

Honoré Ngbanda

Le massacre des chrétiens (16/02/1992) a eu lieu suite à la fermeture de la Conférence nationale souveraine par le 1er Ministre Nguz Karl-i Bond, les chrétiens de Kinshasa tentent d'obtenir la réouverture du forum national par des manifestations pacifiques. Ils se heurtent à la troupe armée qui n'hésite pas à tirer et à tuer des hommes sans armes. Qui a pris cette terrible décision?

''J’assume pleinement la responsabilité collective du gouvernement Nguz auquel j’ai appartenu à l’époque de ces événements malheureux et que je regrette sincèrement. Car il s’agit du sang versé des Congolais. Mais je rejette, tout en les dénonçant, toutes les calomnies et les contre-vérités avancées par ceux qui ont voulu me faire porter le chapeau à travers la presse nationale et internationale. Pour preuve (car j’aime arguer avec des preuves et des témoins), je renvois les sceptiques aux archives officielles contenant les procès-verbaux des différents Conseils du gouvernement. Mr Léon Botolo qui fut à l’époque des faits Secrétaire du gouvernement, et donc rédacteur du procès verbal de la réunion du vendredi 14 février est encore vivant à Kinshasa. Que je sache, les archives n’ont jamais été détruites. On peut donc les consulter. Alors on s’y apercevra que pour ces manifestations-là du 16 février, ce n’est pas le ministre de la Défense nationale Ngbanda que le gouvernement avait chargé de superviser cette manifestation, mais bien le ministre de l’Intérieur Mandungu Bula Nyati qui avait dans ses attributions le maintien de l’ordre public. Et quand ce drame s’est produit, le président de la Conférence nationale souveraine (CNS), Monseigneur Laurent Monsengwo, avait géré ce dossier avec mon collègue Mandungu qui était, avec le gouverneur de la ville de Kinshasa, sur les lieux du drame. Enfin, lors du Conseil du gouvernement du vendredi 21 février qui a suivi l’incident, c’est le ministre de l’Intérieur Mandungu (et non le ministre de la Défense Ngbanda) qui a rendu compte aux membres du Conseil du déroulement des faits sur le terrain. C’est lui qui a été chargé de conduire l’enquête jusqu’au bout. Les documents officiels sont là sur place à Kinshasa, et je mets quiconque au défi de me prouver le contraire !''

Ces paroles prononcées par l'ancien conseiller spécial en matière de Sécurité sous le président Mobutu Sese Seko, Honoré Ngbanda Nzambo Ko Atumba, président de l’Apareco (Alliance des patriotes pour refondation du Congo), le plus farouche opposant du régime Kabila au cours d'un entretien paru chez nos confrères du site www.congoindépendant.com. Ce redoutable officier de renseignements du régime Mobutu se défend d 'une accusation qui lui colle à la peau depuis des nombreuses années mais le problème est que Tony Mandungu Bula Nyati n'est plus là pour nous donner sa version des faits puisqu'il est mort en exil au Bénin dans le dénuement le plus total. Personnage atypique, aussi irritant qu'attachant, Honoré Ngbanda est la bête noire du régime Kabila. Même des journalistes de renom de surcroît patron de presse et surtout anciens Mobutiste reconvertis Kabiliste par survie politique, sont devenus ''honorable'' c'est à dire deputés à l'assemblée nationale, ont peur quand l'ancien conseiller spécial du maréchal Mobutu parle et voient des complots partout alors que jusqu'ici Ngbanda n'a encore rien fait à part peut-être ses critiques virulents et ses menaces contre le pouvoir en place.

Selon Honoré Ngbanda , le plus grand malheur qui ne soit jamais abattu sur la RDCongo depuis son accession à l’indépendance, c’est l’arrivée de Joseph Kabila à la tête de la plus haute institution politique de la RD Congo. La prétendue «paix» que le président Kabila célèbre seul à la place des Congolais, est une paix « made in Rwanda » par la seule volonté de Paul Kagame. Savoir, c'est une chose, vivre en est une autre, passé maître dans l'art du flegme. Quoi qu'il en soit, laissons-lui le mot de la fin dans cette histoire. Une chose est sûre de ce qu'il sait ce qu'il fait. Quitte à s'en abuser... Trop souvent, peut-être.?
Tout en estimant que la RDCongo va "mal que les autres" pays, Honoré Ngbanda doit tout de même faire preuve de modestie en affirmant que face à une crise inédite, il n'a "pas la prétention de tout savoir et d'avoir des réponses sur tout". "

Par Laetitia B. Kiangani

.


 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

© 2006. Copyright  CongoInter  Inc.