Trente rescapés de
l'accident d'avion survenu mardi à Goma, dans l'est de la
République démocratique du Congo (RDC), ont été transférés
jeudi à Kinshasa pour des soins appropriés, a constaté
un correspondant de l'AFP à l'aéroport de la capitale
congolaise.
Ces rescapés, tous blessés, ont été immédiatement
embarqués dans des ambulances qui attendaient sous le
pied de l'avion qui ramenait jeudi une délégation des
autorités congolaises venues de la capitale du Nord-Kivu.
Ils ont été
acheminés dans les différents hôpitaux de Kinshasa pour
"des soins appropriés", selon un membre de la délégation.
Mercredi, trente-quatre des quarante personnes tuées dans
cet accident ont été inhumées dans un cimetière de
Goma, en présence du président de l'Assemblée
nationale, Vital Kamerhe.
Avant de quitter
Goma, cette délégation a remis aux autorités locales
dix tonnes de médicaments pour permettre une meilleure
prise en charge des blessés.
Outre les 40 morts, une vingtaine de personnes sont portées
disparues, a affirmé à la presse le ministre d'Etat en
charge de l'Intérieur, Denis Kalume, membre de la délégation
venue de Goma.
Les secouristes de
la Croix-Rouge poursuivaient jeudi les recherches dans les
décombres de maisons détruites dans l'espoir de
retrouver d'éventuels corps de victimes, a constaté un
correspondant de l'AFP sur les lieux du drame.
La société civile du Nord-Kivu a demandé aux autorités
congolaises "d'arrêter des mesures urgentes,
efficaces et durables en vue d'assainir l'espace aérien
congolais devenu un vrai cauchemar pour les
voyageurs".
De son côté,
l'Eglise catholique a exigé une "enquête sérieuse
pour déterminer les causes de cette nouvelle catastrophe,
et établir les responsabilités dans la justice et la vérité".
Elle a également demandé de "prendre au sérieux
l'appel urgent d'améliorer le secteur aérien de la République
(viabilité des avions et des infrastructures aéroportuaires)".
Les causes de
l'accident de l'appareil DC 9 de la compagnie congolaise
Hewa Bora n'étaient toujours pas connues jeudi.
Selon des sources aéroportuaires, se basant sur des déclarations
de l'équipage, l'avion aurait eu un problème de moteur
après être passé sur une flaque d'eau et le pilote
aurait tenté de poursuivre sa route avant de décider de
freiner, perdant tout contrôle de l'appareil.
Ce drame survient
moins de six mois après un terrible accident d'avion
survenu à Kinshasa, où un Antonov 26 d'une compagnie
privée congolaise s'était écrasé le 4 octobre dans un
quartier populaire de la capitale, faisant au moins 50
morts.
Toutes les
compagnies aériennes congolaises - une cinquantaine
identifiées - figurent sur la liste noire de l'Union
européenne, qui leur a interdit son espace aérien. La
compagnie Hewa Bora avait été ajoutée la semaine dernière
à cette liste noire de l'UE. L'aéroport de Goma a
déjà été le théâtre de plusieurs accidents dans le
passé et les experts estiment que la RDC est l'un des
pays les plus exposés aux accidents aériens. Pourvu que
de tels accidents graves puissent à l'avenir être évités.
Les citernes des voitures de pompier vide est de la négligence
criminelle. Au dela du responsable du service des
pompiers, des dirigeants de l'aeroport, c'est de tout un
système dont il faut faire le procès.
Quant les responsables politiques sont incapables
d'endiguer et de lutter efficacement contre la corruption,
ils doivent faire un examen de conscience, reconnaitre
leur impuissance et passer la main. Cela s'appelle le
courage et le nationalisme. ce n'est pas le cas ici.
Congointer/AFP