Jean-Pierre
Bemba ou le sixième chantier de Joseph
Kabila
Bemba
et Kabila
La
démocratie, accueillie avec enthousiasme
par la population congolaise, ne peut se concevoir sans le
débat politique contradictoire. Mais, au lieu d’une lutte
politique saine susceptible d’aider à l’évolution de ce
débat, la démocratie selon Kabila veut recréer des oppositions
politiques extérieures armées et non armées.
Il y a d’abord «l’opposition démocratique», basée
à l’intérieur du pays. Elle se bat par des moyens démocratiques
: meetings, communiqués de presse, réunions et conférences.
C'est la ligne actuelle du chairman du MlC a adopté depuis
son mouvement politico-militaire est devenu un
véritable parti politique et surtout le premier parti
d'opposition.
Jean-Pierre Bemba,
leader du Mouvement de libération au Congo (MLC) s'était
envolé le 11 avril accompagné de sa famille pour le
Portugal, où il possède une résidence privée. La raison
officielle est d'ordre médical. L’autorisation de quitter
le territoire pour raisons médicales, pour une durée de 60
jours. Cette autorisation permettait à Jean-Pierre Bemba
de quitter librement le pays et d’être assuré de ne pas
perdre son siège au Sénat, où toute absence non autorisée
à plus d’un quart des séances d’une session met
automatiquement fin au mandat.
Mais pour son retour il
sollicite , pour ce faire, des garanties de la part du
pouvoir étant donné les évènements du 22 et 23 mars
dernier,sa garde rapprochée fut totalement defaite par
l'armée de Kabila appuyée par les redoutables militaires
angolais.
Du côté du chef de l’Etat, la réponse est connue : le
retour du sénateur Bemba ne dépend pas de lui, mais plutôt
du sénat qui l’avait autorisé à quitter le pays et
surtout de la justice.
Le ''chairman'' du MLC est à lui seul
est un paramètre non négligeable,de par sa carrure, son
éloquence et son sens très poussé de l'organisation. Voilà
pourquoi le camp présidentiel qui imagine des stratégies
pour le contraindre à l'exil. ''C'est le sixième chantier de
Kabila '' ironisent aujourd'ui les Kinois.Curieusement la
garde de l'autre vice-Président Azarias Ruberwa, un
rwandophone, n'est toujours pas désarmée.
D’autres l’expliquent par
la politique de l’exclusion et de l’arbitraire pratiquée par
le régime actuel en RDC. On tue, on arrête
des citoyens et
on détourne les deniers publics comme on veut. Il est normal
que des patriotes qui ne cautionnent pas cette manière de
faire se trouvent d’autres moyens de lutte. C’est ainsi
qu’il faut comprendre la situation de ceux qui quittent le
pays pour se réfugier à l’extérieur alors qu’à l’intérieur
les populations aspirent au changement politique. De toute façon,
le contexte international n’est pas favorable
à une autre forme de rebellion en RDC où la Monuc avec 15
000 hommes soutenant ouvertement Kabila, est là pour
rappeller que personne ne peut tenter une action sans son
accord.
Sinon comment s'offrir le luxe
de fermer les yeux sur les atrocités innommables à
répétition commises par la police de Kin-Mazières et la
garde prétorienne de Kabila au camp Tshashi. Les femmes
violées au Kivu par les militaires de tous bord.
Comment
oser s'offrir le courage de se taire quand on se rend
compte qu'une minorité composés d'un cercle d'ethenie,
des corrompus et des anciens Mobutistes , lie le destin de tout
un peuple à son sort, le plongeant ainsi dans un abîme sans
fond?
Par Laetitia
B. Kiangani
es américains sont
intervenus en RDC en soutenant Joseph Kabila mais
les Etas-unis n'ont pas de politique congolaise,
ni d'ailleurs africaine. Ils n'ont pour le momemt
que des intérêts à promouvoir ou à défendre.
Par
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