La victoire
de l'AMP de Kabila au parlement
Evariste
Boshab
Alors tout le monde redoutait un''coup'' à l'instart
de Kengo wa Dondo qui fut élu président du sénat
par les voix de la majorité présidentielle,
le suspens est levé car Evariste Boshab a été
élu président de l'assemblée dans la
nuit de vendredi à samedi. Il a toute suite rassuré
qu’il est le président de toute l’Assemblée
nationale et non celui « d’une fraction ou d’une
clique ».
Il a été promu au premier tour par 329 voix
sur 484 votants, au cours d’une séance plénière
marathon qui s’est terminée à 3 heures
55. Le parlement congolais, dominé par les partis qui
soutiennent le président Joseph Kabila, compte 500
membres.
On rappelle que son prédécesseur, Vital Kamerhe,
avait été contraint d’abandonner son poste
après des déclarations critiquant l’entrée
en RDC de troupes rwandaises. Ses propos avaient soulevé
le tollé dans sa famille politique qui avait réclamé
et obtenu sa démission.
Les autres candidats au poste de perchoir de l’Assemblée
nationale de la RDC, notamment François Muamba (Mouvement
de libération du Congo), Idambitwo Bakaato (Indépendant)
et Gilbert Kiakwama (Chrétiens démocrates),
ont obtenu respectivement 75, 54 et 15 voix. Il y a eu 8 bulletins
nuls et une abstention.
En ce qu concerne l'ancien président de l'assemblée
Vital Kamerhe, Evariste Boshab avait déclaré
à quelques heures de la tenue des élections
du nouveau bureau de l’Assemblée Nationale au
cour d’un déjeuner de presse que Vital Kamerhe
est et reste membre du parti du peuple pour la reconstruction
et le développement. Il n'est pas exclu de son parti.
Le chef de l'Etat Joseph Kabila lui même avait battu
un rappel des troupes dans la mesure où circulaient
sur une fissure de la majorité. Tous les députés
de l'AMP furent convoqués à la ferme présidentielle
de Kingakati à la periphérie de la ville de
Kinsahsa. c’est ainsi que les députés
ont été sommé de réagir de façon
claire, dans l’unité le jour du vote à
l'assemblée.
Cette crise, a soutenu le président Kabila lors de
cette réunion, n’est autre qu’une crise
de l’indiscipline, une crise du mensonge, une crise
d’absence de loyauté, de trahison «peut-être».
Joseph Kabila a accusé Kamerhe devant les députés
de ''trahison'' car selon lui, la déclaration de Vital
Kamerhe avait pour but le soulèvement de la population
de l’est du pays et, certainement d’ailleurs,
et, pourquoi pas à Kinshasa.
Par Lydie Ikenge
es américains sont intervenus en RDC
en soutenant Joseph Kabila mais les Etas-unis n'ont pas de
politique congolaise, ni d'ailleurs africaine. Ils n'ont pour
le momemt que des intérêts à promouvoir ou à défendre.
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