Les
5 chantiers de Joseph Kabila: des mots creux?

Pourquoi les politiques
nous parlent-ils, quand, manifestement, ils n’ont rien à
nous dire? D’ailleurs, à quoi servent les fameuses
conférences de presse du chef de l'État? À se retrouver
entre des journalistes pro-gouvernement avant d’attaquer la
rentrée? À se remettre en jambes? Le propre de
la politique en RDC c'est de se servir des “mots creux” à
des gens qui n’ont pas encore pris le temps de réfléchir
à ce qu’ils veulent. Les hommes politiques de notre pays ne
font pas preuve de patriotisme. Préoccupés par des intérêts
égoïstes, ils font de la politique un gagne-pain qui n'a
rien à voir avec la recherche du bien-être de la population
et le souci de la démocratie. Ils ne font aucunement preuve
d'une quête sincère de la démocratie. Dès lors, il n'est
pas étonnant qu'ils aient multiplié les ministères au
sein du gouvernement , comme si le pays disposait d'assez de
moyens financiers et d'infrastructures pour en assurer le
fonctionnement. Vu d’ici, c'est-à-dire du RDCongo d'en bas,
le spectacle est purement affligeant.
Il faut reconnaître à
Joseph Kabila comme le fut le feu maréchal Mobutu en son
temps un vrai talent pour les mots creux.
Le pire, c’est qu’il tente des propositions, là où il
eut mieux valu rester dans le flou artistique comme ses autres
''amis'' de l'AMP le font à chaque fois qu'ils n'ont
aucunne solution aux problèmes quotidiens de la population.
Finalement, les
réunions, les conseils des ministres ne servent absolument à
rien , pas mème à un début du commencement de ces fameux 5
chantiers du président . L'incompétence notoire de certains
ministres de Gizenga est largement responsable de la situation
catastrophique de la RDC. Le redémarrage de la vie
politique, de son bruit de fond permanent, de son brouhaha de
mots creux que l’on nous balance à la face par la presse
pro-Kabila comme autant d’incantations : Chômage, insécurité…
des mots vidés de leur substance à force de rouler en boucle
dans toutes les bouches, de s’enfoncer dans toutes les
oreilles.
On nous fait le coup des milliards de la Chine. Hummmm,
encore Une diversion pour éviter de parler des vrais sujets
de la rentrée : la grève des enseignants, le
retablissement de l'électricité à Kinshasa , la guerre à
l'Est du pays ...
Le débat a quasiment été
escamoté , mais au final, on a eu le droit de regarder
à la télévision des reportages sur la rencontre Bush-Kabila
or tout le monde sait maintenant que le chef de l'Etat
congolais a du payer un groupe de lobbing américain proche du
parti républicain pour être récu à la maison blanche juste
pour l'image.Ce spectacle est vraiment désolant.
L’année 2008 s’annonce aussi une année
pleine d’incertitudes aussi bien sur le plan politique qu’économique
que l'année 2007. Les mauvaises décisions prises par le
gouvernement immobile d'Antoine Gizenga, et surtout le tout sécuritaire
du pouvoir ont été un concentré de tragédies(le massacre
du Bas-congo,la guerre en plein Kinshasa...), ne cessent de
travailler au démembrement de la société et à la
dislocation du tissu industriel et social. Ce contexte
tragique a inévitablement anesthésié le mouvement social et
laissé le terrain libre à la libéralisation économique à
outrance et symbolique. Les tenants des appareils d’Etat,
les prédateurs du camp présidentiel du secteur public et les
arrivistes de l'AMP de l’ère affairiste se sont inscrits
dans le tout-marchand et le laisser-faire, laisser-aller,
accumulant, sans aucun scrupule, richesses matérielles et
arrogance sociale face à une majorité de la population
largement pauperisée et marginalisée.
Certains congolais
prennent les mots pour des choses. Dire que les mots et les
choses sont la même chose serait un bien grand mot. Certes,
tout est question de mots et les mots ont leur importance
lorsqu’il s’agit de désigner des choses ; mais ils ne
sont que des mots. En un mot, les mots ne sont pas les choses
et vice versa.
Et l' avenir de notre pays dans tout cela,pour ces gens là, il n’est pas question
d'en
parler. Motus. Silence, on décide pour vous. Et pendant ce
temps, on continue à nous abreuver de mots creux.
Par Guy
Bojack
es américains sont
intervenus en RDC en soutenant Joseph Kabila mais
les Etas-unis n'ont pas de politique congolaise,
ni d'ailleurs africaine. Ils n'ont pour le momemt
que des intérêts à promouvoir ou à défendre.
Par
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