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Pourquoi Joseph Kabila a
choisi les chinois?

On peut poser ainsi le problème : la libérté est-elle la
condition du bonheur ? Ne peut-on pas être heureux si l’on
n’est pas libre ? Mais est-on jamais absolument libre ?
Si la Chine a évolué spectaculairement sur le plan économique,
car elle a dans ce domaine largement choisi la liberté, elle
reste sur le plan politique un Etat totalitaire, avec un parti
unique, la perte des libertés politiques et la répression
religieuse. La chine donc ne regarde pas la misère de la
population congolaise mais seulement le sous-sol du Congo. La
repression, les violations des droits de l'homme,
l'insécurité... Les chinois s'en moquent. Voilà
pourquoi ils ont mis la main sur les dirigeants congolais en
commencant par le premier ministre Antoine Gizenga qui vient
de passer deux semaines de vacances à ...Pékin. Ancien chef
rebelle communiste pur et dur dans les années 1960 à 1965.
La rebellion de Gizenga, Soumialot et autres contrôla l'Est
du pays avant d'être contraint à l'exil en URSS par l'armée
de Mobutu appuyée par les mercenaires belges et israéliens.
Aujourd'hui, Il y a ici un non sens redoutable et virulent.
D'un côté on vante une démocratie irréprochable, de
l'autre on pratique la politique de manière complètement
oligarchique : ce sont ceux qui ont l'argent qui ont le
pouvoir, ils sont donc les seuls à en abuser.
Ce n'est pas ici à proprement parlé une question de droite
ou de gauche, juste une question de bon sens.
Quant aux contrats chinois avec le gouvernement Kabila, l'agacement
ou la méfiance des européns face à ces accords de troc
pour lesquels ils n’avaient pas été consultés a été
tellement clair que même des alliés européens s’en sont
émus et ont chargé leurs
ambassadeurs à Kinshasa d’exprimer leur désaccord de
leurs gouvernements face à cela. Joseph Kabila depuis a
renforcé sa sécurité personnelle, il ne se deplace pas
beaucoup alors que le pays est un véritable sous-continent.
Les européens pour le moment n’avait envisagé de déstabiliser
le régime congolais parce que la Monuc est encore sur
place. Evidemment, ils se trompent. Les cimetières de
l'histoire sont emplis de classes dirigeantes déchues à la
suite de défaites militaires ou de crises économiques et
sociales.
Les conduites humaines tendent toujours à quelque fin, que
l'homme tente d'atteindre par son action. Mais la plupart de
ces fins sont à leur tour des moyens subordonnés à d'autres
fins. L'idée d'un souverain bien, c'est l'idée d'une fin
ultime de l'action humaine, qui vaudrait par et pour elle-même,
qui serait désirable en elle-même, et dans laquelle
viendraient converger toutes les actions humaines sensées.
Par
Brigitte Kubeka
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