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Jean-Pierre Bemba ou l'opposition en exil

Jean-Pierre Bemba

 

Pour les européens,  l’exil  du sénateur JP Bemba au Portugal est ressentie comme un frein à la toute jeune démocratie congolaise. Etant considéré d’office comme le chef de l’opposition institutionelle congolaise pour avoir été battu qu' au deuxième tour de l’élection présidentielle et surtout son parti est le premier à avoir raflé plus des sièges au parlement, au sénat ainsi que dans les élections provinciales.
Les évenements du 22 au 23 mars 2007 où  le sénateur Bemba a failli être assassiné dans sa résidence pour le seul tort que ce dernier n’avait pas mis à la disposition de l’armée nationale les militaires commis à sa garde personnnelle dans les délais alors que des négociations politiques étaient entrain de se dérouler entre d'un côté les hommes du président, le MLC et les représentants de la MONUC.

La reprise en main par le régime Kabila  des tentatives d’ouverture qui ont suivi l’arrivée au pouvoir de Joseph Kabila. En effet, l’accession à la présidence de la République démocratique du Congo de l'actuel hôte du palais de la nation  en  2001, avait suscité un certain espoir dans les milieux hostiles au pouvoir de l'AFDL. Cet espoir s’est traduit par l’émergence de mouvements idéologiques et politiques divers et la multiplication de forums de discussion dans les grandes villes congolaises. L'espoir fut de courte durée.Chaque jour, des hommes en tenue militaires et en armes tuent, assassinent des civils sans que la communauté internationale ne s’émeuve ni ne réagisse.

Dans ce contexte déjà difficile, Joseph Kabila tente donc, par tous les moyens, de contrer le retour de son rival Jean-Pierre Bemba, qui n’envisage pour sa part que des négociations pour sa sécurité. Ce qui est tout à fait légitime quand on a tenté à trois reprises être assassiner par la garde présidentielle de de Kabila.  La Commission européenne a d’ores et déjà dénoncé cet exil du leader politique et demandé à Kinshasa de faire un geste pour déscriper la situation politique en RDC qui reste assez tendue entre l'opposition et le pouvoir.  La Maison Blanche, elle, s'est abstenue de critiquer ouvertement le président Kabila. Pourtant Jean-Pierre Bemba a promis de mener une lutte démocratique pour la conquête du pouvoir sans recourir aux armes.

L’opposition qui n’existe plus cela veut dire que vous avez eu l’habitude de voir un certain nombre de personnalités qui avaient été longtemps au parti unique, qui sont repartis avec le pouvoir, et vous concluez qu’il n’y a plus d’opposition ! Mais tout le monde n’est pas acquis au pays à embrasser le pouvoir. Le sénateur Bemba et rival malheureux du président Joseph Kabila au second tour de l’élection présidentielle du 29 octobre 2006 a affirmé que c’était le rôle d’un Etat démocratique d’assurer la sécurité des dirigeants de l’opposition. Mais « le régime (du président Kabila) est-il démocratique ? Ne va-t-on pas vers une dictature ? », s’était-il interrogé.

Le président Kabila  devrait méditer ces paroles de Motesquieu : "Tout homme qui a le pouvoir est porté à en abuser. Il faut que le pouvoir arrête le pouvoir."

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 

 

 

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