Malgré
l'incompétence notoire de certains de ses ministres, la
cacophonie, l'amateurisme et surtout l'immobilisme de son
gouvernement,le premier ministre Antoine Gizenga,83
ans, un ancien communiste, refuse de démissionner
et s'accroche au pouvoir. Que faut-il pour que tout tourne
de bonne foi en RDCongo? Parce que riche ou pas, on pleure
toujours au pays. Après plus de douze mois à la
Primature, Antoine Gizenga et son « gouverne-et-ment »,
sont, et d’une manière insoupçonnable, en deçà des
espoirs placés en eux par leurs compatriotes.
L'on
ne cessera jamais de s'étonner des actions posées par le
gouvernement Gizenga. C'est à croire que de haut en bas
de l'échelle gouvernementale, l'incompétence et
l'amateurisme sont tellement devenus légion que le
patriarche Yandi Ve et ses ministres ne savent plus quoi
faire non seulement dans le cadre du redressement socio-économique
de la RDC. L'insécurité généralisée qui frappe la
RDC aujourd'hui révèle un malaise socio-culturel
et économique si profond que la seule manière de
vraiment s'en défaire serait de mettre en place les
structures du changement que les congolais attendent .
Le
premier ministre Gizenga et ses ministres, croyant bien
faire et acculés dans leur immobilisme constant, ils se
lancent maladroitement dans des prises de positions et
d'actions hasardeuses qui, au lieu de traduire la reprise
en mains de ses responsabilités par le gouvernement, révèlent
plutôt au monde le côté improvisé, intempestif et fébrile
des actes posés.
Comme
dans un couple mal assorti et en désamour manifeste et
complet mais dans lequel personne n'ose prendre la décision
de la séparation, les congolais assistentdepuis plus d'un
an, à une cacophonie au sommet de l’État avec un bicéphalisme
nageant dans des « nuits des longs couteaux tirés ».
Amateurisme,
incompétence, foutage de gueule.... La liste peut
s'allonger encore...
Quand un nouvel embauché fait montre de telles qualités
professionnelles, il ne se passe pas 11 mois avant qu'on
ne le vire avec pertes et fracas, sans faire de
sentiments. Qu'est ce que Joseph Kabila attend pour
les virer ?
Les
congolais doivent comprendre que la prospérité des
autres pays n’est pas le résultat d’une catalepsie
mais plutôt le fruit du travail continu de leurs peuples
et de leurs dirigeants politiques en tête. Les congolais doivent savoir que le destin de leur pays est entre leurs
mains. Donc, il faut les rappeler et particulièrement
rappeler à l’élite politique du pays, qu’il faut se
réveiller et travailler au lieu de tenir des discours stériles
qui enfoncent leur cher et beau pays dans la guillotine de
l’enfer.
Par
Aimé Matalatala