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30 juin 1960-30 juin 2008: 48 années de gâchis...

Patrice Lumumba excite les esprits depuis une voiture radio
sous l'oeil énigmatique du Président Joseph Kasa-vubu...

La RDCongo commémore l'Indépendance du pays proclamée 30 juin 1960. A part quelques défilés militaires, des fêtes d'école ou organisées par le pouvoir en place, elle est très peu suivie des congolais dont certains voient dans cette Indépendance la cause de leur misère. Depuis plus d'une année des révoltes sanglantes comme dans la province du Bas-congo éclatent sans perturber le moins du monde ce système monolithique d'une rare insensibilité. Le peuple s'enfonce dans une misère indescriptible...

Le 30 juin 1960, le peuple congolais croyait que plus jamais sa dignité et sa liberté ne seront confisquées. Cependant, ce rêve fut de courte durée. Depuis la fin des élections organisées par la communauté internationale en 2006, le peuple congolais vit dans un climat permanent de répression systématique de l’opposition politique, de terreur, d’humiliation, d’impunité institutionnalisée des criminels au sein du parti au pouvoir et baigne dans la misère la plus abjecte pendant que le président Joseph Kabila et sa clique ne cessent de s’enrichir au dépens du peuple.

Les congolais se sont souvenus encore de la date de leur indépendance, le 30 juin  1960. Cette indépendance que les congolais ont arrachée des mains des colonisateurs avec l’espoir de prendre leur destinée en main aussi bien sur le plan social, économique que politique, a été très tôt embrigadée par l’assassinat de l’artisan de cette lutte acharnée, Patrice Emery Lumumba. Ceci étant, les assassins ont eu l’occasion d’enterrer avec lui cette date mémorable de l’existence de la RDCongo, et ont par la même occasion  engendré la misère, la haine, des assassinats clandestins et des enrichissements illicites mettant le Congo en dérive.

La communauté internationale ne va pas oublier de manifester leur solidarité avec le peuple congolais, en se désolidarisant du régime pourtant issu des élections qui les ONG et même la Monuc ne cessent de dénoncer les violations des droits de l'homme commis par la police et autres forces de dites de ''sécurité'' en RDC   , et à voir comment aider le peuple congolais à créer un environnement propice à l’éclosion de la démocratie et à l’épanouissement des droits de la personne.Les policiers tabassent une pauvre femme dont le seul tort est d'être la femme de l'un des gardes de Jean-Pierre Bemba.

La RDC  reste la victime des pays qui veulent exploiter ses ressources et placent pour cela des hommes fidèles et surtout corrompus à la tête des sociétés minières . La RDC est ainsi freinée dans sa quête de progrès. Si tel n'était pas le cas, comment expliquer que la règle de l'alternance n'est jamais à l'oeuvre dans des pays africains où les élections sont des leurres dans la mesure où les dirigeants en place ne tiennent pas compte des urnes ni des électeurs. Cela se traduit par le recours à la violence et à la paralysie de ces pays, déjà exsangues. Les événements récents survenus au Bas-congo n'incitent pas à l'optimisme. Ils interpellent pourtant une communauté internationale qui peut se trouver en situation de non-assistance à peuples en danger

La contribution individuelle et collective est nécessaire pour faire de la RDCongo une société démocratique et libre, prospère et équitable, respectée dans le concert des Nations.

Par Julie Kalambayi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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