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Joseph Kabila joue et gagne mais...

Au moins 5.000 soldats rwandais sont entrés au Nord-Kivu depuis le 20 janvier 2009, selon la dernière estimation de la Monuc. Kinshasa et Kigali ont lancé le 20 janvier une opération conjointe sans précédent contre les rébellions et milices qui ravagent le Nord-Kivu et qui sont responsables de massacres de civils, de viols et du déplacement forcé de centaines de milliers d'habitants. La vitesse de retournement d'alliances est très impressionnante aux yeux des congolais.
Pour l'instant, cette opération ne semble pas avoir fait de victimes parmi les civils, une crainte exprimée dès le début des opérations par les habitants du Nord et Sud-kivu et les organisations humanitaires, très nombreuses en RDC.

Le président Kabila a joué et gagné pour le cas de l'ex-général tutsi Laurent Nkunda qui fanfaronnait dans son fief de Rutshuru, a été arrêté au Rwanda jeudi par ses anciens alliés rwandais qui le soutenaient militairement depuis le début de sa rébellion en 2006 , et que les FARDC n'arrivaient pas à réduire et recuperant des territoires entiers perdus face à la rebellion, à la grande joie des habitants mais toujours inquiets de la présence des rwandais.

En faisant appel à l'armée rwandaise de sinistre mémoire , les autorités congolaises ont importé le conflit des tutsis et des hutus en RDC. Quand on parle du risque de l'homme politique dans les circonstances actuelles et avec un conseiller de Joseph Kabila, on ne peut éviter la question des risques personnels encourus par le chef de l'Etat .

La destruction des camps des refugíes hutu au Nord-kivu, comme ailleurs, par une intense campagne médiatique de diabolisation des réfugiés hutu au point de leur prêter des exploits militaires imaginaires contre les rebelles du CNDP de Laurent Nkunda. En clair, l’intoxication visait à présenter ces réfugiés comme des objectifs militaires et ainsi justifier à priori une offensive sur eux. Le sang de ces rwandais utilisés jadis par le gouvernement congolais physique de ces rescapés qui risquaient de témoigner, un jour ou l’autre, était, pour sûr, la meilleure des solutions. Des témoins présents à Goma au moment des tractations affirment que le président Joseph Kabila lui-même s’est d’abord montré réticent et n’a cédé que quant le Rwanda a menacé de laisser la rebellion de Laurent Nkunda prendre la ville de Goma si il s’obstinait à refuser la solution finale de la crise des réfugiés.

On savait que les troupes rwandaises tutsies avaient pourchassé les réfugiés hutus rwandais et commis de gigantesques massacres dans les camps en 1996. On savait aussi que, sous prétexte de «venger» le génocide de 1994, les officiers rwandais voulaient s'emparer des richesses du Congo et perpétraient le massacre de tous ceux qui pouvaient s'opposer à eux.

Les réfugiés rapatriés par force ont subi les pires humiliations, sans parler de disparitions et d’assassinats. Leurs bourreaux propageaient, à longueur de journée, que les rapatriés ont été bien accueillis. Le HCR se fit aussi l’écho de cette campagne. Pourtant, s’ils ont été aussi choyés, comment expliquer que la population carcérale ait doublé quelques jours après l’arrivée de ces réfugiés?

La situation des hutus au rwanda ne s'améliore pas, voire se détériore. Peut-être la Communauté Internationale se décidera-t-elle cette fois-ci à arrêter le même drame qui se poursuit à l’intérieur du Rwanda contre les Hutu rapatriés de force et d’autres qui sont restés au pays après la prise du pouvoir par le plus grand criminel en fonction recherché par la justice espagnole, le président rwandais Paul Kagamé qui compte sur cette opération au Kivu pour éteindre le feu des critiques qui monte contre son régime depuis le début de la guerre du général déchu Nkunda.

Par Laetitia B. Kiangani

es américains  sont intervenus en RDC en soutenant Joseph Kabila mais les Etas-unis n'ont pas de politique congolaise, ni d'ailleurs africaine. Ils n'ont pour le momemt que des intérêts à promouvoir ou à défendre.

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