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QUAND JOSEPH KABILA REGLE SES COMPTES

Bâtir une nation et l’élever à la dignité est sans doute une des tâches les plus ardues mais nobles. Elle sous-entend le respect d’un certain nombre de valeurs: L’amour du travail bien fait, l’intégrité morale, l’esprit de sacrifice, la solidarité…

Pilliers d’une nation, ces valeurs, dont on fait malheureusement l’impasse en RDC, sont aussi à faire partager.

Elles doivent l’être sinon par tous, mais à tout le moins par la plus large majorité des citoyens.

Cela requiert un leadership modèle et exemplaire.

Ce dernier devrait posséder une vision claire et cohérente du devenir de son pays, une capacité considérable de travail, d’anticipation, d’analyse des enjeux nationaux et internationaux,…

Le tout caractérisé par une force de caractère et une disposition à se remettre en question.

La RDC connaît-elle un tel leadership?

En considérant son histoire ancienne comme récente, en observant les différents courants qui l’ont traversée de part et d’autre, on ne peut manquer de constater que ce pays, au demeurant sociologiquement et culturellement riche, peine à se doter d’une classe politique de cette trempe.

Les récents propos attribués au président de la République, Joseph KABILA, lors d’une interview accordée au ‘New york times’ et largement relayée par la presse congolaise, ne soulignent-ils pas assez cette pénurie d’hommes de qualité?

Je ne voudrais pas ici interpréter le sens profond de ses propos, ni analyser sous toutes les coutures les motivations du chef de l’Etat.

Simplement, je constate, sans faire outrage à l’autorité, que le discours au sujet des dirigeants intègres, compétents et déterminés en RDC n’est pas un fait nouveau.

En son temps, le tonitruant Carl De Gucht, l’actuel Ministre belge des affaires étrangères, avait pris le risque de l’affirmer tout haut.

Que le chef de l’Etat resserve le même plat De Gucht aux congolais, ce service est pour le moins surprenant compte tenu des indigestions et autres maux de ventre que celui-ci avait provoqués chez les compatriotes.

D’autant plus que les congolais s’inquiètent à juste titre des conséquences de cette crise mondiale sur leur vie et s’interrogent sur la capacité de leurs dirigeants à reconstruire le pays.

Mais Joseph KABILA se veut rassurant!

En donnant des chiffres(3, 4, 10…), il affirme ne pas avoir besoin d’un millier de cadres intègres et compétents à ses côtés pour l’aider à faire décoller le pays.

Tout au plus 15, toujours selon les dires du chef de l’Etat. Heureusement.

Avec 7 cadres déjà répérés, il ne reste plus qu’à espérer que le Président de la République déniche le plus rapidement possible les 8 autres oiseaux rares et vire, sans état d’âme, tous ceux qu’il considère comme incompétents et corrompus et dont la rémunération fait gonfler inutilement, en ces temps de crise, la dotation présidentielle.

Il en va d’ailleurs de l’intérêt du chef de l’Etat, car l’heure du bilan va bientôt sonner!

Par BLAISE TSHIDIMBA KABAMBA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

en RDC en soutenant Joseph Kabila mais les Etas-unis n'ont pas de politique congolaise, ni d'ailleurs africaine. Ils n'ont pour le momemt que des intérêts à promouvoir ou à défendre.

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