Joseph
Kabila-Belgique: Jusqu'où ira la surenchère?
De
Gucht et Kabila
Un jour, sur
un plateau de télévision, le commissaire
européen Louis Michel ,considéré par la
majorité des congolais comme le plus grand défenseur
de la carte Joseph Kabila lors des eléctions
présidentielles de 2006, déclara à la
grande stupéfaction des congolais sans vergogne
que ''Joseph Kabila était l'espoir de la
RDCongo''. Aujourd'hui les journaux belges
particulièrement la presse flamande est très en
colère contre ce même Joseph Kabila, écrit dans
ses colonnes que son ''orgueil'' va le perdre .
Plus grave prophétisant sa fin prochaine, espérant
que cette chute ne se fera plus attendre .
La poussée
de fièvre qu'ont connue les relations
belgo-congolaises la denière semaine a fait
craindre le pire: un incident diplomatique lors de
la visite du ministre belge des affaires
etrangères Karel de Gucht qui a toujours dit tout
haut ce que le peuple congolais reproche à Joseph
Kabila c'est-à dire la corruption, de mal
gouvernance, l’impunité ou encore d’insécurité
à l’Est du pays .Le ministre a une
nouvelle fois adressé des remarques très
directes au président congolais, Joseph Kabila.
Le ministre
belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht,
maintient ses déclarations controversées de la
semaine dernière en République démocratique du
Congo « Nous avons dit ce qui devait
être dit », a-t-il affirmé au micro de la
VRT une telévision flamande. M. De Gucht a réaffirmé
que son discours très franc, prononcé à
l’ambassade de Kinshasa, portait le message du
gouvernement belge dans son ensemble.
Mais
jusqu’où ira-t-il ? Le bouillant ministre belge
Karel de Gucht, indifférent au tollé suscité
par la virulence de ses récentes attaques contre
le pouvoir Kabiliste en place en RDC. Par exemple
Kabila lui a dit que '' son pouvoir est
légitime''. ''Ce n’est pas parce
qu’un président est élu démocratiquement que
le pays est le sien. C’est le pays de tous les
Congolais », a-t-il retorqué.
Monsieur De Gucht et Joseph Kabila ne sont jamais
sur la même longueur d'ondes, autant l'un peut se
montrer bouillant, spontané, impatient, parfois
excessif, autant l'autre semble calme, impassible,
modéré, à la limite du rabat-joie. Deux
caricatures qui ont leur part de vérité. La réalité
est plus complexe.
Qui pouvait
croire le président Kabila, un homme au visage généralement
impassible, dans lequel les yeux ne peuvent
trahir une émotion, rentré en conflit avec ces
belges qui l'ont farouchement soutenu depuis
son arrivée au pouvoir en 2001. Celui qui a tenu
et tient encore d’une main de fer tant de fils
à haute tension de la République démocratique
du Congo s'est emmancipé de Louis Michel, des
belges, des ''tontons'' qui l'ont mis au pouvoir
croyant plus tard le manipuler.
En signant
des juteux contrats avec la Chine, le président
Kabila a perdu la confiance de tous ses anciens
alliés ou soutiens externes. La présidence
elle-même n'étant pas soumise à aucun
contrôle, comme autant du temps de feu marécahl
Mobutu. Quand on sait ce dernier était devenu un
paria sur la scène internationale avant sa chute
pour une histoire dite des massacres des
étudiants à Lubumbashi qui s'est avérée fausse
car 10 ans après sa mort jamais une famille a
annoncé la disparition de l'un de leurs suite à
ces évenements. Mais les petites gens se
lassent de voter pour faire le bonheur de quelques
uns, alors que rien ne change dans leur vie.
Par Laetitia
B. Kiangani