Karamuna
Nkundabatware alias Laurent Nkunda est libre au Rwanda!

L'ancien rebelle Karamuna Nkundabatware alias Laurent Nkunda
est désormais un chef de guerre déchu, placé
en étroite résidence surveillée à
Gisenyi sur les rives du lac Kivu, dans l’attente d’une
éventuelle extradition vers Kinshasa mais selon plusieurs
témoins congolais sur place à Gisenyi au Rwanda
, il n'est pas en prison. On lui a dit simplement de se faire
oublier. Mais chassez le naturel, il reviens au galop... voilà
encore le bouillant général qui se pavane sur
un lieu public! Avec son sourire légendaire, Laurent
Nkunda saluant les gens qui le reconnaissait sous le régard
étonné de la délégation congolaise.
Les sportifs congolais partis à Gisenyi pour assister
à un match amical de football opposant l’A.S.
Virunga de Goma à une équipe du Rwanda, ont
été étonnés de voir le général
déchu Laurent Nkunda assisté librement, sans
menottes, et sans gardiens de prison, au match dans la tribune
d’honneur. Conclusion des fanatiques sportifs de Goma
: Nkunda n’est pas en prison ou en résidence
surveillée comme l'a prétendu les gouvernements
congolais et rwandais. Les jours qui viennent aideront les
congolais à mettre à leur place respective leurs
différentes pièces qui manquent encore dans
le puzzle Kigali-Kinshasa-Nkunda-FDLR-Ntaganda.
Mais plus étonnant encore est le fait que les FDLR
attaquent et pillent des localités où sont présentes
les forces de la coalition sans que ces dernières ne
réagissent. De quelle opération militaire s’agit-il
? Au début, la coalition rwando-congolaise justifiait
son inaction comme une opportunité qu’elle donnait
aux FDLR de se rendre librement. Mais ne pas riposter quand
ces FDLR reviennent incendier un village pose problème.
Or tout le monde sait que s’il y a des ‘‘génocidaires’’
dans les rangs des FDRL, seules des contacts noués
peuvent permettre de séparer le bon grain de l’ivraie.
Par ailleurs pourquoi se refuser aujourd’hui ce que
le gouvernement rwandais avait déjà entamé
avec succès ? N’a-t-il pas, grâce aux négociations
secrètes, convaincu le Général Rwarakabije,
chef suprême des FDRL, et une centaine de ses lieutenants,
de déposer les armes et de revenir au bercail.
Par notre envoyée spéciale au Nord-Kivu
Brigitte Mudwera Kidoro
|