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Le camp Kabila retourne un cadre du MLC 

Thomas Luhaka

 

Dirigeant son parti de puis son exil à Faro aujourd’hui comme hier, il est même aux commandes, le sénateur Jean-Pierre Bemba est resté sans voix  devant le discours de son ancien protégé Yves Kisombe que le camp Kabila a réussi à retourner comme à l'époque des Antoine Ghonda,Olivier Kamitatu , le très corrompu Tambwe Mwamba etc...  le présent est projeté dans un avenir du même coup inscrit dans une simple répétition du passé. Les opposants ne devraient-ils pas, au contraire, s’interroger enfin sur leurs propres responsabilités dans ce ''succès''?

Depuis le retour en RDC au multipartisme, la transhumance politique est devenue une vérité de Lapalisse. Du MLC au PPRD, de l'UDPS au MLC pour finir au PPRD, du RDC au PPRD…avec toutes les combinaisons possibles, les hommes politiques congolais oscillent entre les partis politiques.    En procédant ainsi Yves Kisombe,  prend également soin de caresser dans le sens du poil ceux qui n’hésitent pas à dire que Jean-Pierre Bemba devait rester en exil car il ne serait pas en sécurité en rentrant au pays.
C’est ainsi que le camp présidentiel a fini par trouver chaussure au pied d'Yves Kisombe , député MLC qui soutient le pouvoir en place dans l'affaire Bundu Dia Kongo.   Mais puisque chat échaudé craint l’eau froide, le camp Kabila va certainement  préfére le caser comme ''conseiller''  du  président de l'assemblée nationale Vital Kamerhe ou carement le nommer vice-ministre  pour éviter qu’il ne fasse un nouveau vagabondage politique.

«Les citoyens nous ont demandé de dire à nos députés de ne pas mettre des vitres fumées à leurs véhicules pour qu’on ne les reconnaisse pas et d’arrêter de prendre leurs repas dans des hôtels cinq étoiles», a relaté un cadre influent du MLC qui a requis l'anonymat, insistant ainsi sur la nécessité pour les représentants du peuple de regagner la confiance de ce dernier. Il  dira enfin qu’il faut interdire «le vagabondage» politique s’agissant des indépendants qui ont rejoint des partis politiques et qui selon lui, sont «morts politiquement.»   Il évoquera en outre la mise en appplication de la loi  de manière à dissuader toute personne qui voudrait quitter sa formation politique pour rejoindre une autre.

Finalement, l'on se demande ce qui suscite ce vagabondage politique accompagné de beaucoup de bruit. De la mise en scène pour distraire l'opinion et accomplir les tâches à eux confiées. Et la grande question est la suivante : Sont-ils désormais dignes de foi avec leurs errements de parti en parti, pour avoir une réelle confiance d'un parti politique ? 

Ces vagabonds politiques ( espions ou maîtres chanteurs ) ne sont que de vulgaires personnages sans idéologie, sans morale politique, sans foi ni loi, sans dignité... Malheureusement, ils sont encore nombreux ces bigots et autres traîtres, qui gangrènent la vie des partis politiques en RDCongo.

Par Arthur Kengana Nzandamu

 

Le communiqué du MLC

Les Députés et Sénateurs du MLC se sont réunis ce vendredi 28 mars 2008 au siège du parti sous la présidence du Secrétaire Exécutif National du parti l’Honorable Thomas Luhaka Losendjola.
Au centre de leurs discussions, les élus nationaux du MLC se sont penchés sur le cas du Député YVES KISOMBE, qui par ses déclarations publiques, ses prises de position politique et son comportement s’est mis en marge de la ligne du parti et de toute l’opposition.
Le Député YVES KISOMBE, a particulièrement surpris les structures du parti et l’opinion publique lors de la séance plénière de l’Assemblée Nationale de ce jeudi 27 mars 2008, en apportant son soutien sans équivoque au pouvoir et aux éléments de force de l’ordre coupables des répressions violentes qui ont endeuillé la population congolaise du Bas Congo.
Les Députés et Sénateurs du MLC considèrent que par ses multiples actes de démarcations et dérives, le Député YVES KISOMBE s’est mis volontairement en rupture avec la ligne politique, les idéaux et les valeurs du MLC et prennent par conséquent acte de cette rupture.
Aussi, les Députés et Sénateurs recommandent au Secrétaire Exécutif National, la transmission sans délai de son dossier au bureau politique du Parti, instance compétente chargée de se prononcer et de sanctionner les fautes graves commises par les cadres du Parti.
D’ores et déjà, les Députés et Sénateurs du MLC informent l’opinion qu’en attendant l’aboutissement de la procédure initiée à son encontre, le Député YVES KISOMBE n’a plus le droit de prendre la parole et d’agir au nom du MLC ; ce qui lui laisse naturellement sa liberté d’expression individuelle garantie par notre constitution à tout citoyen.
Pour les Députés et Sénateurs du MLC,
DJOLI ESENG’EKELI Jacques
Rapporteur



 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 

 

 

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