Dirigeant
son parti de puis son exil à Faro aujourd’hui
comme hier, il est même aux commandes, le
sénateur Jean-Pierre Bemba est resté sans
voix devant le discours de son ancien
protégé Yves Kisombe que le camp Kabila a
réussi à retourner comme à l'époque des
Antoine Ghonda,Olivier Kamitatu , le très
corrompu Tambwe Mwamba etc... le présent
est projeté dans un avenir du même coup inscrit
dans une simple répétition du passé. Les
opposants ne devraient-ils pas, au contraire,
s’interroger enfin sur leurs propres
responsabilités dans ce ''succès''?
Depuis le
retour en RDC au multipartisme, la transhumance
politique est devenue une vérité de Lapalisse.
Du MLC au PPRD, de l'UDPS au MLC pour finir au
PPRD, du RDC au PPRD…avec toutes les
combinaisons possibles, les hommes politiques
congolais oscillent entre les partis politiques.
En procédant ainsi Yves Kisombe, prend également
soin de caresser dans le sens du poil ceux qui
n’hésitent pas à dire que Jean-Pierre Bemba
devait rester en exil car il ne serait pas en
sécurité en rentrant au pays.
C’est ainsi que le camp présidentiel a fini par
trouver chaussure au pied d'Yves Kisombe , député
MLC qui soutient le pouvoir en place dans
l'affaire Bundu Dia Kongo. Mais
puisque chat échaudé craint l’eau froide, le
camp Kabila va certainement préfére le
caser comme ''conseiller'' du président
de l'assemblée nationale Vital Kamerhe ou
carement le nommer vice-ministre pour éviter
qu’il ne fasse un nouveau vagabondage politique.«Les
citoyens nous ont demandé de dire à nos députés
de ne pas mettre des vitres fumées à leurs véhicules
pour qu’on ne les reconnaisse pas et d’arrêter
de prendre leurs repas dans des hôtels cinq étoiles»,
a relaté un cadre influent du MLC qui a requis
l'anonymat, insistant ainsi sur la nécessité
pour les représentants du peuple de regagner la
confiance de ce dernier. Il dira enfin
qu’il faut interdire «le vagabondage»
politique s’agissant des indépendants qui ont
rejoint des partis politiques et qui selon lui,
sont «morts politiquement.» Il évoquera
en outre la mise en appplication de la loi
de manière à dissuader toute personne qui
voudrait quitter sa formation politique pour
rejoindre une autre.
Finalement,
l'on se demande ce qui suscite ce vagabondage
politique accompagné de beaucoup de bruit. De la
mise en scène pour distraire l'opinion et
accomplir les tâches à eux confiées. Et la
grande question est la suivante : Sont-ils désormais
dignes de foi avec leurs errements de parti en
parti, pour avoir une réelle confiance d'un parti
politique ?
Ces
vagabonds politiques ( espions ou maîtres
chanteurs ) ne sont que de vulgaires personnages
sans idéologie, sans morale politique, sans foi
ni loi, sans dignité... Malheureusement, ils sont
encore nombreux ces bigots et autres traîtres,
qui gangrènent la vie des partis politiques en
RDCongo.
Par Arthur
Kengana Nzandamu
Le
communiqué du MLC
Les Députés et
Sénateurs du MLC se sont réunis ce vendredi 28
mars 2008 au siège du parti sous la présidence
du Secrétaire Exécutif National du parti
l’Honorable Thomas Luhaka Losendjola.
Au centre de leurs discussions, les élus
nationaux du MLC se sont penchés sur le cas du Député
YVES KISOMBE, qui par ses déclarations publiques,
ses prises de position politique et son
comportement s’est mis en marge de la ligne du
parti et de toute l’opposition.
Le Député YVES KISOMBE, a particulièrement
surpris les structures du parti et l’opinion
publique lors de la séance plénière de
l’Assemblée Nationale de ce jeudi 27 mars 2008,
en apportant son soutien sans équivoque au
pouvoir et aux éléments de force de l’ordre
coupables des répressions violentes qui ont
endeuillé la population congolaise du Bas Congo.
Les Députés et Sénateurs du MLC considèrent
que par ses multiples actes de démarcations et dérives,
le Député YVES KISOMBE s’est mis
volontairement en rupture avec la ligne politique,
les idéaux et les valeurs du MLC et prennent par
conséquent acte de cette rupture.
Aussi, les Députés et Sénateurs recommandent au
Secrétaire Exécutif National, la transmission
sans délai de son dossier au bureau politique du
Parti, instance compétente chargée de se
prononcer et de sanctionner les fautes graves
commises par les cadres du Parti.
D’ores et déjà, les Députés et Sénateurs du
MLC informent l’opinion qu’en attendant
l’aboutissement de la procédure initiée à son
encontre, le Député YVES KISOMBE n’a plus le
droit de prendre la parole et d’agir au nom du
MLC ; ce qui lui laisse naturellement sa liberté
d’expression individuelle garantie par notre
constitution à tout citoyen.
Pour les Députés et Sénateurs du MLC,
DJOLI ESENG’EKELI Jacques
Rapporteur