Affaire
Bundu dia Kongo: La Monuc met la pression sur son
''protégé'' Joseph Kabila
Joseph
Kabila
Tout le monde se souvient du lancement le 28 février
2008, des opérations pour ''restaurer'' l’autorité de
l’État dans l’ensemble de la province du Bas Congo
par le gouvernement Gizenga. Ces opérations policières
ont été effectuées par la Police d’intervention
rapide (PIR) et des unités , envoyées de Kinshasa par le
ministre de l'intérieur Denis Kalume pour mater ''une
rébellion en gestation'' selon le président Kabila qui
en a assumé dircetement la responsabilité dans son
interview publié dans le journal belge ''lesoir'' et il
a ajouté qu'il fallait ''sévir''.
Dans son dernier rapport publié la semaine passée, La
Monuc affirme que des crimes et de graves violations des
droits de l'homme ont été commis lors des événements
de février et mars 2008 entre la Police congolaise et les
adeptes de Bundu dia Kongo, une secte politico-réligieuse
qui bien implantée dans la province du Bas-Congo. Elle
indique l'usage excesif de la force par cette
police, les exécutions arbitraires, les pillages et les
destructions des biens privés. Il y a eu toujours
pour la mission de l'organisation des nations unis au
Congo(Monuc), une centaine de morts des membres du Bundu
dia Kongo qui été tuées par la police.
En plus, selon le
porte parole de la Monuc Kemal Saiki, les forces du
ministères de l'intérieur se sont également rendues
coupables de destruction de plus de 300 édifices ( églises,
maisons des partisans du BDK et des civils qui n'avaient
rien à voir avec ce mouvement politico religieux), ceci,
dans plusieurs villages du Bas-Congo.
'' Il y a aussi à déplorer
de nombreux pillages de propriétés privées dans la
province, et plus de 150 partisans du BDK ont été arrêtés
lors de ces événements, et pluseurs d'entre eux ont été
victimes, d'après la même enquête, de tortures ou de
traiments cruels et dégradants '', a declaré Kemal
Saiki.
Avec l'hypocrisie et le cynisme qui la
caractérisent, la Mission des Nations Unies au Congo ''recommande''
aux autorités judiciaires compétentes d'ouvrir une enquête
pour établir les responsabilités. Voi`la une manière de
mettre un peu la pression sur leprésident Kabila comme
''ils'' l'ont fait au maréchal Mobutu et à Mzee
Laurent-Désiré Kabila.
D'autres voix se sont élévées comme l'ONG la Voix de
sans voix (VSV) affirme que le rapport de la Monuc
minimise le bilan en termes de pertes en vies
humaines. Justin Ciba, chargé de la communication
de la VSV exlique: " Ce rapport est un rapport bien
fouillé et à même de démontrer les atrocités qui ont
été commises sur la popualtion au Bas-Congo. Le problème,
c'est au niveau du bilan où les chiffres semblent être
minimisés. On parle de 100 morts, mais partout où on
passe, lorsqu'on comptabilise le nombre de morts qu'il y a
eu dans diffèrents villages, vous allez au delà du
chiffre initial de 300 personnes. Le plus important dans
tout ça, à notre avis, nous aurions souhaité que le
rapport qualifie ces crimes qui répodent à tous les critères
de crimes de génocide et crimes guerre.''
Par Gértrude Ndofusu