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Affaire Bemba-CPI:Le procureur Moreno doit revoir sa copie

 

Le sénateur Jean-Pierre Bemba pourrait ne pas être pénalement responsable des crimes dont l’accuse le procureur de la Cour pénale internationale (CPI). C’est du moins ce que l’on peut lire entre les lignes de la décision de la chambre préliminaire III de la CPI prise le 4 mars dernier. Alors qu’on attendait la poursuite ou mieux la conclusion de l’audience de confirmation des charges. Les juges demandent donc au Procureur Louis Moreno Ocampo de leur présenter, au plus tard le 30 mars 2009, un état amendé des charges traitant de cette question.

La défense de J.P. Bemba et certains observateurs neutres qualifiaient déjà son arrestation ''d'arbitraire ''et d'une affaire imprégnée d'une forte dose de coloration politique. Les partisans de Bemba ne sont pas à court d'arguments pour étayer leur conviction. On se souvient que le désormais célèbre procureur Moreno a tenu à frapper un "grand coup" en arrêtant début 2008 Jean-Pierre Bemba à Bruxelles dans une procédure qui, selon les avocats de ce dernier, avaient tout l’air d’un guet-apens. Le mandat d’arrêt international, mis sous scellé, n’est devenu légal que quelques heures avant l’arrestation de Bemba, alors en vacances à Bruxelles. Principal opposant au président Kabila et son challenger à l’élection présidentielle en 2006, Bemba, selon la CPI, devrait répondre des actes de pillage, de viols et de tortures commis par ses hommes en République Centrafricaine en 2002, à l’époque où il dirigeait la rébellion du MLC ( Mouvement pour la libération du Congo). Mais ses partisans accusent la CPI d’avoir joué le jeu de Kinshasa qui, selon eux, a "politisé" cette affaire afin de se débarrasser de son plus grand adversaire.

La lenteur de la procédure à la CPI nourrit davantage de suspicions de la part de ses détracteurs. Un haut magistrat congolais de Kinshasa met cette lenteur sur le compte de la nature même de la procédure : "on est dans le système anglo-saxon", affirme t-il. "C’est la procédure testimoniale, basée sur (les témoins). Le procureur poursuit à charge et à décharge, et doit réunir le maximum de preuves et de témoins pour convaincre les juges.

Son bureau est censé mener des enquêtes en république, découvrir des faits graves et inculper leurs auteurs. Le dossier J.P. Bemba est rendu public de façon spectaculaire pour des faits commis non pas en RDC son pays, mais en République Centrafricaine.
C'est l'analyse de tous les paramètres qui pousse les observateurs à se douter de l'instrumentalisation de la Cour pénale internationale et de la coloration de la procédure d'arrestation du sénateur J.P. Bemba d'une forte dose politique. La cpi est une institution indépendante ou une machine à la main des puissants pour intimider les chefs d'Etats et hommes politiques surtout africains? Se demandent plusieurs analystes politiques.

Les congolais trouvent l'approche de la cpi plus partisane que juridique. Utiliser la cour pénale internationale comme un moyen de chantage ets à la fois pathétique et scandaleux. Le nouveau développement repousse jusqu’au mois de juin prochain cette décision.Tout porte à croire, font savoir des partisans du leader du MLC que la Chambre préliminaire III chercherait à sauver Luis Moreno Ocampo qui serait, de leur avis, encore une fois en difficulté dans un dossier impliquant leur charismatique leader.

Par ailleurs Louis Moreno-Ocampo, procureur de la Cour pénale internationale (CPI), a annoncé avoir lancé un mandat d’arrêt contre le président El-Béchir pour de présumés crimes de guerre commis au Darfour, dans l’ouest du Soudan. Ce qui a provoqué un tollé en Afrique et en Chine.

Par Jhonnie Mangoyisa

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

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