Guerre à l'Est: La
défaite de trop à Mushake
Les
officiers de FARDC
En s’emparant de Mushake, les troupes rebelles du
général déchu Laurent Nkundabatuare ont infligé des
pertes considérables à l'armée congolaise et brisé le
symbole tiré de son unique et éphémère succès au Kivu. Au
passage, on oublie que les insurgés n'hésitent pas à
massacrer les populations civiles pour terroriser les
habitants. D'ailleurs des nombreux rwandais ont traversé la
frontière pour s'installer au Nord-Kivu.
Comment
les FARDC ont-t-ils perdu la bataille de plusieurs villes
près de Goma ? Pourquoi l'armée congolaise a-t-elle été anéantie
par les insurgés soutenus par le Rwanda à la bataille
de Mushake en quelques heures ? Comment ces rwandophones
méprisés par la population, ont-ils pu battre l' armée de
Kabila ouvertement soutenu par la Monuc?
Pourtant, ce n’était pas faute d’avoir des généraux.
Les forces armées congolaises ont perdu, ou sont en train
de perdre leurs bases d'opérations. Leurs soldats sont
tués ou capturés en nombre toujours plus élevé. Les
rebelles ont annoncé plus de 54 morts du côté du FARDC
conseillés par les officiers angolais.
Nkundabatuare
et ses enfants-soldats.
Qui est responsable de ces défaites successives ?
Mettre en cause l’aveuglement et l’incompétence des généraux.
Alors que le général Mbuza Mabe, un ancien garde du
corps du Maréchal Mobutu avait mis en
déroute ces mêmes rebelles à Bukavu à la tête
des soldats dont la majorité étaient des soldats de la
branche militaire du MLC de Jean-Pierre Bemba pendant la
rebellion. Il fut curieusement muté à Kitona au Bas-Congo
sur ordre de Joseph Kabila pour calmer la colère du
président rwandais Paul Kagamé.
Les congolais savent
certains officiers venant du RCD un parti pro-rwandais de
l'ancien vice président tutsi congolais Azarias Ruberwa ,ont
trahi, parce qu’ils ont été achetés ou carrement
qu’ils ont rejoints leurs anciens compagnons
d’armes au moment de la guerre 1998-2003 tandis que
plusieurs tonnes de munitions sont passées aux mains des
insurgés.
Nkunda n’ayant jamais rompu les liens avec ses anciens
compagnons RCD tel que le général Gabriel Amisi dit Tango
Fort qui ont participé aux massacres de la population de la
ville de Kisangani, le général Jhon Numbi qui paradait
ensemble lors du fameux ''mixage'' à Goma,tous passés du côté gouvernemental et bénéficiant
du soutien financier et politique des milieux d’affaires de
Kigali. La présomption,
l’imprudence et l’inconsidération régneraient dans les décisions
du cabinet militaire des FARDC comme elles avaient régné dans celles
du cabinet politique.Une armée ainsi conduite ne pouvait tarder à faire des
fautes.
Tout le monde a besoin d'explications sur
cette guerre dans
lequel des rwandais veulent s'emparer d'une partie du territoire congolais par la force de réaliser le rêve de
Paul Kagamé c'est-à-dire un ''tutsiland'' en RDC. Le
Rwanda, ami inébranlable de Nkundabatuare, n’est pas
l’ami des congolais ordinaires, si l’on y porte un
regard objectif. Le cercle des criminels qui dirige le rwanda est davantage à son aise avec le cercle militaire non-démocratique
des insurgés. Les morts par millions n’ont jamais perturbé
le sommeil du régime autocratique du président rwandais Paul
Kagamé. la présomption,
l’imprudence et l’inconsidération régneraient dans les décisions
du cabinet militaire de FARDC comme elles avaient régné dans celles
du cabinet politique de la présidence de la république. Une armée ainsi conduite ne pouvait tarder à faire des
fautes.
Du côté des insurgés,le
général
déchu Laurent Nkunda a exigé mercredi l'ouverture de négociations
avec le gouvernement de la République démocratique du Congo,
après avoir remporté une série de victoires au Nord-Kivu
(est), où l'ONU défend les principales villes.
Joseph
Kabila reproche à l’Union européenne de continuer à
bloquer la livraison de vingt tonnes de munitions achetées et
payées en Tchéquie d'où sa politique de la chaise vide qui
commence sérieusement à agacer les européens. Et
enfin Malheureusement, le bon sens semble être la denrée la
plus rare dans les cercles de la politique de Joseph Kabila
aujourd'hui. En attaquant les rebelles sur les conseils des
généraux angolais, et malgré l'interdiction des européens
, le président Kabila a voulu prouver aux congolais qu'il
était devenu puissant mais ne pas un certain
Maréchal Mobutu qui veut et jusque récemment les
conseillers de Kabila avaient fondé leur stratégie politique sur
l'idée qu'ils peuvent faire fléchir leurs adversaires selon
leur volonté, d'une par en leur envoyant des signaux menaçants,
et d'un autre côté en essayant de se les concilier si
possible. Et là réside le cœur de l'échec.
Par Gértrude
Ndofusu
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