Le
pouvoir est honorifique quand il ne
s’exerce pas. Dans l’histoire, il y a
eu des rois qui n’ont pas régné en réalité
comme des Présidents qui n’ont pas présidé
aux destinées des pays. Des cas existent
des hommes propulsés à de hautes
fonctions et qui n’ont pas pu ou
voulu assumer leurs fonctions. Les
intrigues, les manipulations des
courtisans, le dépassement par des événements,
la seule envie de s’enrichir créent des
situations compliquées et qui poussent
les peuples à demander des changements.
Bref, Joseph Kabila est aussi autre
chose que « le pantin des Occidentaux »comme
le disent souvent les congolais. Certes
l'homme manque quelquefois d'autorité
mais, depuis sept ans, il s'est montré
plutôt adroit et réfléchi. Bon
tacticien. La preuve, il est toujours là.
L'ancien
vice-président Jean-Pierre Bemba, chef de
l'opposition de la République démocratique
du Congo a déclaré qu'il a suspendu son
retour d'exil jusqu'à nouvel ordre,
considérant que les garanties pour sa sécurité
offertes par le gouvernement demeuraient
insuffisantes.
Elu
sénateur après avoir perdu la présidentielle
l'an dernier face au sortant Joseph
Kabila, Bemba avait été autorisé en
avril 2007 par le Sénat à
s'absenter afin de se faire soigner
à l'étranger, à la suite de violents
affrontements survenus entre sa garde
personnelle et l'armée de Kabila appuyée
par les militaires angolais dans la
capitale le 22 et 23 Mars 2007.
Jean-Pierre
Bemba ne rentrera ni aujourd'hui, ni
demain au pays et aucune nouvelle date n'a
été encore envisagée. Lorsque Bemba
rentrera, il trouvera que beaucoup de
choses ont changé.Il trouvera son rival
de toujours Joseph Kabila, Président de
la république, plus fort que jamais
avec ses multiples ''services de
sécurité'' , à l'intérieur comme le
soutien total de la Monuc. Tout ce qui lui
restera une opposition à la manière de
Etienne Tshisekedi et de l'ancien
vice-président Azarias Ruberwa, c'est à
dire ''conventionnelle''' autrement dit
quasi inéfficace voire inexistante.
Une chose est sûre aujourd’hui, la RDC
est dans une impasse. La question
est de savoir si le pouvoir se trouve à
sa fin ou à son commencement.
Par
Laetitia
B.Kiangani
Congointer
Congointer