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17 mai 1997-2009:12 années après...rien

Commencée vers septembre 1996 au Kivu (Est de la République
Démocratique du Congo), la première vague de
guerres (première rébellion) fut l’œuvre
de l’AFDL (Alliance des Forces Démocratiques
pour la Libération du Congo) soutenue essentiellement
par les Rwandais, amenant Laurent Désiré Kabila
au pouvoir le 17 mai 1997. La “longue marche”
de Laurent Désiré Kabila vers le pouvoir débute
aux premières heures des indépendances où
il combat aux côtés des “révolutionnaires”
comme Che Guevara. Puis il disparaît. On ne le retrouve
qu’en février 1997 dans le maquis de l’Est
zaïrois où il profite de la déstabilisation
de la région, mise à sac après une lutte
épique entre Hutus et Tutsis. Pratiquement sans combats,
hormis sur l’axe Kisangani-Walikale et à Kenge,
l’AFDL a pris les grandes villes du pays les unes après
les autres, avec le soutien de forces étrangères,
s’ouvrant ainsi le chemin de Kinshasa. La capitale est
tombée le 17 mai, quelques jours après le départ
du président Mobutu, qui allait mourir en exil au Maroc
en septembre. Par la suite, l’AFDL a étendu son
contrôle sur l’ensemble du pays, dorénavant
appelé République démocratique du Congo.D'ores
et déjà, l'analogie est établie entre
Kabila et Mobutu, AFDL et MPR. En septembre 1997,le maréchal
Mobutu meurt au Maroc des suites d’un cancer de la prostate.
L'adhésion populaire à l'action de l'AFDL a
permis d'épargner des vies humaines surtout lors de
la prise de Kinshasa le 17 mai 1997, sans bataille. C’est
le départ précipité des dignitaires proches
de Mobutu. Le 20 mai, Kabila se proclame président
de la République Démocratique du Congo (Rdc).
En août, une mission officielle d’enquête
des Nations Unies sur les massacres des réfugiés
Hutus durant la “guerre de libération”
débarque à Kinshasa, mais repartira quelques
mois plus tard sans avoir pu accomplir sa tâche. Le
12 février 1998, il fait arrêter le chef de l'opposition,
Etienne Tshisekedi et l'assigne à résidence.
Le 1er juin 1998, il limoge cinq de ses ministres pour la
plupart d'origine rwandaise. LE 16 janvier 2001, Laurent-Désiré
KABILA se fait assassiner dans son bureau au Palais Présidentiel
de Marbre.
les années 1998-2003 sont une période où
la population encerclée avec les militaires connut
des atrocités indescriptibles : les harcèlements
sexuels, les viols (le viol pratiqué de façon
massive était devenu une véritable arme de guerre),
la promiscuité, la famine; de plus, cette population
a servi, pendant des jours et des jours, de boucliers humains.
Depuis que cette date est dépassée, on ne sait
plus ce que pense le gouvernement congolais à ce sujet.
Or, ce sont ces
génocidaires qui sont à la base de l’insécurité,
des viols et des meurtres au sein de la population kivutienne.
Soutenues
par on ne sait quel lobbying, ces brigands sont devenus maîtres
de la vie des congolais. Ils sont présents dans tous
les secteurs de la vie nationale.
Cette infiltration des institutions nationales par ces forces
négatives, est à la base de ce cafouillage du
gouvernement, face à la menace FDLR. Voilà en
effet, la véritable source de l’insécurité
dans le Kivu.
Puis en 2001 , à la suite de l'assassinat de son père,
Joseph Kabila est désigné par l'entourage de
ce dernier pour tenir la présidence de la République
démocratique du Congo . Un jeune homme surgit du néant,
prend le pouvoir par la ''volonté'' de ses tontons
autrement dit ses oncles,amis de longue date de son père.
Croyant que le ''petit'' n'ayant aucunne expérience
politique, ils pouvait le manipuler facilement mais ils ont
vite dechanté car Joseph Kabila est devenu en un temps
record un stratège politique hors pair.
En 12 ans de pouvoir, les Kabilistes n'ont rien construit.
Pas un mûr, rien. Même les collaborateurs du président
disent qu'ils doivent commencer ces fameux 5 chantiers mais
rien ne bouge en RDC. Dernièrement le président
Kabila Joseph Kabila a justifié la disqualification
de plusieurs de ses collaborateurs dans un grand journal américain.
La politique qui consiste à croire et à faire
croire que les mauvais sont toujours les autres Congolais(es)
est caractéristique du règne kabiliste.
Oui, bien sûr, on doit se battre au début de
ce XXI° siècle au nom de population congolaise,
car tout pouvoir tend à aller au bout de son pouvoir,
c’est à dire à être absolu.
Par Laetitia B. Kiangani
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