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Laurent
Nkundabatuare crée une véritable province du Rwanda en
RDCongo
Pour les congolais, le
général déchu Laurent Nkunda qui fait toujours l’objet
d’un mandat d’arrêt, est soupçonné de servir les intérêts
du Rwanda. L’empire Hima selon le plan du plus grand
criminel encore en fonction le président rwandais Paul
Kagamé qui veut de s’implanter à l'Est de la RDCongo
fonde leurs espoirs sur les attaques de Nkunda.
L'homme s'est dit être
un ''tutsi congolais''. Nkunda se pose en défenseur de
sa minorité contre les rebelles hutus FDLR, estimés à 6.000
hommes par l'Onu. Père de sept enfants, Laurent Nkunda est
marié à une femme originaire de Kisangani dans la province
Orientale, qui vit actuellement sous la protection des
''services'' rwandais à Gisenyi (Rwanda). Nkunda était un
officier supérieur du Rassemblement Congolais pour la
Démocratie (RCD-Goma), le parti de l'ancien
vice-président Azarias Ruberwa soutenu ouvertement par
le Rwanda, l’un des principaux groupes rebelles ayant
combattu en RDC de 1998 à 2003. Il a reçu une formation
militaire au Rwanda, notamment au camp militaire de Gabiro, et
il est devenu le commandant de la Septième Brigade des forces
du RCD-Goma.
En 2004 il a été nommé général dans une nouvelle
armée nationale congolaise mais il a refusé le poste et
s’est retiré avec des centaines de ses soldats dans les
forêts de Masisi au Nord Kivu. En août 2005, il a annoncé
une nouvelle rébellion mais n’a pas lancé d’opérations
militaires à ce moment-là. En septembre 2005, un grand
nombre de soldats de langue rwandaise appartenant à
l’ancien RCD-Goma ont déserté l’armée nationale au Nord
Kivu et certains d’entre eux ont rejoint Nkunda dans les
forêts de Masisi. Les forces fidèles à Nkunda ont pris
plusieurs villes du Nord Kivu, dont Tongo, Bunagana, Walikale
et Rutshuru.
Depuis l'insurgé a créé une véritable province du rwanda
en RDcongo. Dans les zones contrôlées par ses hommes, les
taxes sont prélevées en son nom et des avantages tirés des
ressources minières de la région. Des camions remplis des
marchandises font des allers-retours entre son fief dans les
montagnes de Masisi vers la ville rwandaise de Gisenyi. De
quoi entretenir ses troupes…
Dans le Rutshuru, selon
nos informations, les FARDC ont enregistré de grosses pertes,
et si elles ont incontestablement progressé dans le Masisi,
les positions conquises restent encore très éloignées du
fief nkundiste.
Après une nouvelle journée
de tirs à l'arme lourde dans le Nord-Kivu entre les Forces
armées de RDC et les hommes du général déchu Laurent
Nkunda, ce dernier a appelé à un cessez-le-feu, sous les
auspices de la Monuc, trois jours après avoir rompu la trêve.
Les FARDC avaient gagné un peu de terrain, poussant, selon
Laurent Nkunda, de nombreux civils tutsis congolais vers le
fief de celui qui se présente comme leur protecteur. Selon
les Ong , les derniers combats auraient fait une centaine de
morts.
La Monuc rappelle
que "toute action militaire menée par les signataires
des Actes d’engagement, (y compris) en riposte, constitue
une violation du cessez-le feu" des accords de paix signés
en janvier 2008 à Goma. Il faut qu’il y ait la paix, la sécurité,
la stabilité et le développement car seul le développement
économique pourra permettre une paix durable au Kivu.
La majorité des
congolais considèrent que le peuple vivant dans les
Haut-plateaux de l'est du pays souffre surtout des affres de
la guerre et de l’insécurité à cause de la folie de ces
soi-disant congolais , d’où cet appel par les intellectuels
congolais à la prise d’une décision responsable concernant
l’administration et le rétablissement de
l’autorité de l’Etat dans cette partie du pays.
Par Laetitia
B. Kiangani
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