Deux
gardes de Jean-Pierre Bemba meurent sous la
torture
Jean-Pierre
Bemba
Ils ont eu
pour seul tort d'avoir été des militaires
commis à la protection du sénateur Jean-Pierre
Bemba. Le major Simon Yawa Gomonza et du caporal
Saolona Denangowe sont morts suite à la
torture subie durant leur détention. Le premier a
rendu l'âme le 26 avril et le second 22
avril Suite aux sévices corporels qu’ils
ont subis dans l'enceinte de la Direction
des renseignements généraux et services spéciaux
de la police (DRGS) selon l’association de défense
des droits humains «La Voix des Sans-Voix pour
les droits de l’homme (VSV) qui a lancé un
véritable appel au détresse face à ce qu
'elle appelle '' le délaissement manifeste par les
dirigeants politiques du MLC et l’Etat congolais
ne conduise à l’extermination de victimes des
affrontements des 22 et 23 mars 2007 entre les
militaires de la Garde Républicaine et les
militaires de la garde de M. Jean-Pierre Bemba''.
C'est qui
est désolant, ils sont morts à l'hôpital
général!! Pour comprendre,lorsque
le prisonnier est sur le point de mourir à cause
de la torture, il est en général hospitalisé ou
relâché. La personne meurt alors hors des murs
de la prison, ainsi, les autorités ont l’air
moins coupables. Les prisonniers meurent également
à la suite de maladies prolongées et non traitées
dues à la détention selon Amnesty International.
Des
centaines des sympathisants du MLC croupissent en
prison, sont exécutés ou meurent sous la
torture. La prison de Makala est l’emblème
de la répression la plus féroce contre les
prisonniers d’opinion. Les conditions de détention
y sont extrêmement difficiles, à la limite de la
survie. De nombreux témoignages d’anciens détenus
soulignent que, dans les autres prisons où les
conditions sont déjà éprouvantes, les gardiens
menacent les détenus rebelles d’un transfert
aux cachots de la tristement célèbre de la
Direction des renseignements généraux et
Services Spéciaux de la Police, plus connue sous
le nom de police de KIN-Mazières. Sa simple
évocation suscite une véritable terreur chez les
prisonniers et plus grave au sein de la population
kinoise.
''Où
sont les droits de l’homme lorsqu’ils jettent
plus de 300 personnes suspectées leur
appartenance ou sympathie au MLC durant plus des
mois dans une pièce de 4 mètres sur 5, sans
qu’aucun d’eux ne puisse s’asseoir ? Où
sont les droits de l’homme alors que chaque jour
ces congolais sont torturés par les mains des
gens sans pitié , où sont les droits de
l’homme lorsque les congolais meurent sous la
torture de vos tortionnaires, et qu’ensuite vous
jetez leurs corps n’importe où ?'' s'est
exclamé Lucien Nyaza, un opérateur économique
de Barumbu pourtant il avoue avoir voter pour
Kabila.
Au moins 300
personnes seraient détenus actuellement dans les
prisons du régime comme au camp militaire Tshatshi
de la garde dite ''répuplicaine'', du camp
Lufungula, de la Direction des renseignements généraux
et Services Spéciaux de la Police pour des
activités non violentes telles que
l’appartenance présumée à des groupes
politiques, de la province de l'Équateur ou
de deux Kassai ou de défense des droits de
l’homme .
L’usage de
la torture est systématique lors du placement en
détention. Les interrogatoires se caractérisent
par leur extrême violence, facilitée par la détention
au secret (le détenu ne peut voir ni un avocat,
ni un médecin, ni sa famille). Le détenu est généralement
laissé dans une cellule isolée, plusieurs jours,
privé de sommeil, parfois de nourriture et
d’eau. L’accusé doit reconnaître les chefs
d’inculpation portés contre lui. L’objectif
de la torture est autant d’obtenir des aveux que
de casser la volonté du détenu par
l’humiliation et la négation de toute humanité.
La justice
est pratiquement inexistante ce qui confère aux
forces de sécurité des pouvoirs exceptionnels
(arrestations sans mandat, détention au secret,
tortures) et restreint de manière permanente les
libertés fondamentales des citoyens.
En
RDC,les avocats et
les juges ont perdu leur indépendance et
interviennent aux ordres du pouvoir
mais l’émancipation des peuples ne
pourra venir que de leur propre révolte.
Correspondance
de Lydie Nyembo
Kashala