Joseph
Kabila ou un président introuvable Joseph
Kabila
Est-il de droite ou de gauche ?
Démocrate ou apprenti dictateur? Au milieu de ses initiatives désordonnées,
même un observateur averti de la politique congolaise ne se
retrouverait pas . Et le beau programme d'il y a un an fait
place à une politique capricieuse du bon plaisir et surtout
chaotique au point que les congolais n'arrivent plus à suivre
cet homme venu de nulle part flanqué d'un vieux premier
ministre Antoine Gizenga dont l'immobilisme notoire laisse le petit peuple
sans voix.
Il y a deux choses qui,
aujourd'hui, ne vont pas très bien chez le président de la République
: premièrement, son entourage d'incompétents et des
flatteurs; deuxièmement, sa vie
publique. La première parce que l'activité prédatrice
choque nombre des congolais,
la seconde parce qu'elle ne va pas assez vite. Et surtout
parce que le mélange des deux n'est pas très heureux : la
mort de sa demi-soeur Aimée Kabila, la guerre des clans entre
les Katangais et les Kivutiens, la superpuissance réelle ou
supposée de son entourage composé pour la plus part des
Katangais, et enfin ses gardes qui ne parlent que
l'anglais et le swahili, suscite un vrai
malaise. Tout un chacun va répétant qu'un président a droit
de vivre et d'être heureux comme tout le monde mais tout un
chacun sait bien que cela n'est pas vrai. En un mot, Joseph
Kabila peut bien continuer d'obséder, il ne séduit plus.
On avait cru aux
fameux cinq chantiers du nouveau quinquennat, c'était
le programme exposé durant la campagne présidentielle; On ne
sait plus où l'on va et, de l'avis d'un bon connaisseur qui a
ses entrées dans le milieu du régime, à
bulletins secrets, le président n'aurait plus la majorité
dans le groupe parlementaire au sein de l'AMP sa propre
plate-forme politique.
Comme si la RDCongo semblait entraînée par son président
dans une crise d'adolescence permanente faite d'emballements
successifs et contradictoires, d'aspirations vagues et de décisions
brusques commandées par l'inspiration du moment.
L' exercice d'un pouvoir personnel marginalisant les
institutions de la République est en soi un problème grave.
Qu'un tel exercice du pouvoir ne laisse apparaître aucun
dessein ferme et cohérent en est un autre, encore plus préoccupant.
Quand l'ouverture devient confusion, la liberté de pensée,
incapacité de choisir, et que l'activisme tourne à
l'agitation, alors le trouble qui s'empare du pays transcende
les clivages politiques traditionnels. Qui est donc Joseph
Kabila ? Est-il un homme d'Etat véritable?
Ces questions, pourtant essentielles, s'effacent devant une
sorte d'interrogation préalable : avons-nous élu un caractériel
narcissique, ou seulement un homme victime d'un coup de
lune lors de sa prise de fonction ? Dans tous les cas, le déclin
et la perte de prestige de la RDC risquent de s'accentuer,
donnant au monde l'image d'un pays qui ne sait décidément
plus à quel saint se vouer.
Par
Dady Kitemona
es américains sont
intervenus en RDC en soutenant Joseph Kabila mais
les Etas-unis n'ont pas de politique congolaise,
ni d'ailleurs africaine. Ils n'ont pour le momemt
que des intérêts à promouvoir ou à défendre.
Par
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