La
repression s'abat sur l'UDPS de Tshisekedi

La
communauté internationale doit condamner
la répression sanglante qui s’abat sur
la population congolaise et sanctionner
immédiatement le régime de Joseph Kabila
! Il y a urgence !
Le
bras de la répression s'est abattu de tout son
poids le 30 Janvier 2008 sur la
ville de Kinshasa. En effet, par les
renforts de gendarmes et de policiers du
fameux général Oleko(Souvenez-Vous
l'affaire Aimée Kabila), envoyés sur le
lieu du départ de la manifestation de
l'UDPS d'Etienne Tshisekedi enfin de
dénoncer la misère du peuple congolais ,
mais les dérapages qui se sont enchaînés,
ont fini par instaurer un climat de
terreur sans précédent dans la capitale.
Il y a eu près d'une centaine
d'arrestations qui cache une véritable
chasse aux délégués du mouvement
du leader maximo dont la plupart sont
actuellement en fuite ou cachés.
Plusieurs cadres de ce parti de
l'opposition tels que Raoul Nsolwa,
Théodore Katende, Michel Kalala, Elysée
Kakusa, Nadine Tshibola ont été passés
à tabac et des domiciles violés au mépris
de l'honneur des familles et en l'absence
de toute autorisation réglementaire.
L'ampleur de cette expédition ferait
penser à une situation de guerre. Le
pouvoir Kabiliste frappe fort dans une
bourgade pauvre et isolée pour mater une
population qui ne revendique que le
respect et la dignité.
A
bas la misère!" la grande
revendication des manifestants de l'UDPS
avec une pénurie qui hante les régions
et s'abat sur les familles à tout moment
: rationnements d'eau potable, coupures d'électricité,
pénuries de denrées alimentaires de
base, abandon des services de santé,
caractérisent la vie quotidienne à
Kinshasa où des milliers de pauvres sont
transformés en mendiants jour après
jour.
Queleques
diplomates ont tenu quand même à faire
part de leur
'' profonde inquiétude'' à l’égard de la répression féroce
qui s’abat sur la population congolaise
pour avoir usé du droit fondamental à
manifester, reconnu dans la déclaration
universelle des droits de l’Homme et
surtout une violation flagrante de
la Constitution qui garantit, pourtant, en
son article 26 la liberté des
manifestations.
Si rien n’est fait pour
stopper la folie meurtrière des forces de
l’''ordre'' ,ces massacres vont inévitablement
se poursuivre et s’étendre. Cette répression
ne peut être cautionnée. En aucune manière.
Or jusqu’à présent, la Monuc et la
communauté internationale sont
restées scandaleusement muettes.
Approuveraient-elles ces tueries des
populations civiles perpétrées par le
pouvoir de plus en plus dictatorial
de leur protégé Joseph Kabila ?
Dans
ce régime, qui ne tolère aucune
opposition depuis qu' ''ils'' ont eu leur
pire ennemi le sénateur Jean-Pierre Bemba
qui vit en exil à Faro au Portugal . Les
congolais se sont à nouveau levés le 30 Janvier 2008 pour protester
pacifiquement contre l’aggravation des
conditions de vie. Alors que les
dirigeants vivent dans le luxe ostentoire
le peuple croupît dans une insupportable
pauvreté. Les
congolais se révoltent toujours contre les problèmes
qu’ils vivent au quotidien.
Depuis,
une chape de plomb s’est abattue,
laissant le champ libre au régime et à
son armée pour étouffer ce mouvement
démocratique à l’abri des regards
des observateurs.Cependant, l’espoir
d’une condamnation unanime de l’ONU
reste freiné par la position ambiguë de
la communauté internationale, partagée
entre ses intérêts économiques et
politiques comme la peur de la Chine qui
veut prendre leur place au cas ils
décident de quitter la RDCongo.
Veut-on punir une région(Kinshasa) qui a
refusé de voter pour Kabila ? Ou alors
couper ce lien de plus en plus fort qui se
tisse entre la population et les partis de
l'opposition autour des
revendications de liberté et de
citoyenneté ? En tous les cas, le
dérapage a encore eu lieu et le
pourrissement est à craindre de nouveau
car rien ne dit que les Kinois vont subir
la repression en silence. Malgré des
légitimes revendications un sentiment de
détresse déchire tous les coeurs.Car,
malheureusement, après cette
manifestation de l'UDPS, nous ne voyons
pas pointer au sein du gouvernement
immobile du vieux Gizenga ne serait-
ce que l'embryon d'une affirmation d'un
changement , en termes de conscience
et d'organisation, seule force qui
pourrait donner au pays un sens et
une perspective.
Par
Arthur
Kengana
Congointer
Congointer