Le président
de l'Assemblée nationale Vital Kamerhe a démissionné
Vital
Kamerhe
Après maintes péripéties qu’il
serait fastidieux de relater ici, l'Assemblée Nationale
est désormais sans bureau en quelques heures de la
visite du président Sarkozy. Son président,
déjà désavoué par sa propre majorité
vient de rendre le tablier.
Le bouillant Vital Kamerhe , sous pression de la majorité
présidentielle pour avoir critiqué l'entrée
de troupes rwandaises en RDC, a présenté mercredi
sa démission.
"Je vous prie d'accepter ma démission sans débat
ni vote", a déclaré Vital Kamerhe presque
larmes aux yeux aux députés qui l'ont applaudi,
dès l'ouverture d'une séance pleinière.
Jusqu’ici le président de l’Assemblée
nationale a fait de la résistance. Il a refusé
de céder aux pressions de sa famille politique l’AMP
(l'Alliance pour la majorité présidentielle)
et même du chef de l’Etat qui exigeait sa démission
en dehors des textes légaux.
Les députés de l'Alliance de la majorité
présidentielle (AMP) demandaient depuis le 17 mars
la démission du président de l'Assemblée
nationale. Ils lui reprochaient ses déclarations sur
l'entrée le 20 janvier des troupes rwandaises dans
le pays qu'il avait qualifiée de "grave"
et qui, selon eux, ont affecté la "sécurité"
et la "cohésion nationales". En privé,
de nombreux responsables de la majorité accusaient
depuis des semaines M. Kamerhe d'être à l'origine
d'une pétition de députés réclamant
une session extraordinaire de l'Assemblée sur l'opération
militaire RDC-Rwanda.
Des interventions extérieures pour réconciler
le président Kabila et M. Kamrhe, considéré
pourtant jusqu'à là comme le fidèle des
fidèles du chef de l'Etat congolais, n'ont pas donné
de bon résultats. Toute tentative de M. Kamerhe de
s'expliquer auprès de ses pairs sont restées
vaines.
Pour la petite histoire,les armées rwandaise et congolaise
avaient lancé le 20 janvier une opération conjointe
dans la province du Nord-Kivu contre le chef de la rébellion
congolaise du Congrès national pour la défense
du peuple (CNDP), Laurent Nkunda, et les rebelles hutus rwandais
réfugiés en RDC depuis le génocide au
Rwanda de 1994. Un membre de l'AMP, qui a requis l'anonymat,
a cependant indiqué que la "démission de
Vital Kamerhe était certaine" et que plusieurs
personnalités ne cessent de telephoner au président
Kabila pour remplacer Kamerhe. Il a affirmé que la
guerre des clans fait rage à l'AMP.
Par Gértrude Ndofusu
es américains sont intervenus en RDC
en soutenant Joseph Kabila mais les Etas-unis n'ont pas de
politique congolaise, ni d'ailleurs africaine. Ils n'ont pour
le momemt que des intérêts à promouvoir ou à défendre.
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