Sarkozy
en visite de quelques heures à Kinshasa

La visite du président français à Kinshasa
s’inscrit dans la perspective du souci de Paris de clarifier
sa volonté de contribuer au retour de la paix dans
les Grands Lacs, grâce à une meilleure coopération
économique des pays de la région, et non par
le « partage territorial » comme Nicholas Sarkozy
l’avait laissé supposer en évoquant en
début d’année l’idée d’un
partage de « l’espace » et des « richesses
» de la RDC, pays au sous-sol riche en minerais.
« Il n’y a pas de plan de partage », soutient
l’Elysée. Le Président fera des propositions
qui tiennent compte des aspirations des Congolais, et apportera
son soutien à la politique du président Joseph
Kabila qui s’est rapproché, récemment,
de son voisin rwandais pour apaiser les violences dans le
Kivu.
Accompagné de quelques membres de son gouvernement
et de plusieurs hommes d’affaires français, dirigeants
d’entreprises, Mr Sarkozy arrive avec une « série
d’idées » concernant les projets concrets
dans les transports ou encore l’électricité
qui pourraient intéresser la RDC , le Rwanda, l’Ouganda,le
Burundi ou la Tanzanie.
Dans un discours aux termes soigneusement pesés, il
a salué la "décision courageuse" du
président Joseph Kabila d'avoir invité le Rwanda
à l'opération militaire conjointe lancée
en janvier pour nettoyer l'Est de son pays des rébellions,
notamment celles des Hutu rwandais. "Je veux y voir les
prémices d'une véritable refondation de la région",
a assuré le président français.
Il a suggéré à tous les pays de l'Afrique
des Grands lacs de donner un "nouvel élan"
à leur coopération économique autour
de "projets qui fédèrent" en matière
de transports ou d'énergie, et même proposé
d'accueillir à Paris en 2010 une conférence
des bailleurs de fonds pour la soutenir.
Saluant "un géant" africain, Sarkozy a martelé
que "la vocation du Congo n'était pas d'être
le maillon faible de l'Afrique centrale" et dénoncé
le "gâchis" d'un pays qui a "la fortune
à portée de main" mais "reste pauvre".
Surtout, il s'est abstenu de réutiliser le mot de
"partage", que Kinshasa avait considéré
comme une volonté de démembrer son territoire
au profit du voisin et ennemi rwandais et rappelé son
attachement à "la souveraineté inaliénable
du Congo".
Par Afp/congointer
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