| Joseph Kabila s'en prend aux ressortissants
de deux Kassai et de l'Équateur
Bemba
et Kabila
La violence politique en
RDCongo n'a pas débuté, contrairement à ce qui est admis,
au lendemain des évenements de mars dernier l'armée et
la garde prétorienne de
Kabila soutenue par les militaires angolais ont mis les
quelques 200 gardes de Jean-Pierre Bemba en déroute, mais
bel et bien durant toute la période dite de la transition.
Les liquidations physiques et la terreur comme moyens de
gestion politique avaient fait déjà leur apparition dans le
camp présidentiel et au sein des redoutables services de
sécurité. Après les rapts des ressortissants de l'Équateur
au seul motif qu'ils sont de l'éthenie Ngbaka comme
Jean-Pierre Bemba puis ceux, plus médiatiques du
Pasteur Kutino Fernando et Me Thérèse Nlandu, de
journalistes . Les originaires de deux Kassai surtout des
lubas semblent être devenus la nouvelle cible privilégiée des
services de sécurité de Kabila. La base militaire de Kitona
est pratiquement entre les mains des militaires et officiers
angolais et le Bas-Congo est tenu en respect par la puissante
armée de l'Angola. Cette répression aura connu au fil des
mois, une évolution graduelle, proportionnelle au degré
d'impopularité et de rejet du régime par les citoyennes et
citoyens.
Quoi qu’il en soit, la
multiplication, ces derniers jours, des attaques contre des
ressortissants de l'Equateur comme la perquisition du domicile
du sénateur Mongulu pourtant protégé par son immunité
parlementaire semble indiquer une volonté du régime de
mettre les congolais au pas. Des cas existent aussi
comme ces gens qui croupissent en prison pour le seul motif
qu'ils sont du MLC ou pire encore pour le pouvoir en
place, ils sont d'accord avec le discours d'Honoré Ngbanda ,
un ancien conseiller et dignitaire du régime Mobutu qui
donne des sueurs froides au régime en place par ses
déclarations souvent spéctaculaires.
La violence actuelle est
entretenue par des forces qui n'ont pas intérêt que la société
s'organise pour défendre ses droits, c'est une façon
d'exercer l'hégémonie par le désordre, donc une atteinte au
droit fondamental de l'homme de vivre en société reconnait
pourtant un influent membre du camp présidentiel qui a requit
l'anonymat. Mais plus grave il avoue que le changement n'a pas
eu lieu. Bien sûr, on ne peut généraliser ces actes
odieuses et les imputer aux quelques généraux zélés et
surtout du désormais tristement célèbre police de
Kin-mazières - qui se sont signalés dans cette repression en
RDC.
Huit mois après les
tragiques événements de Mars dernier , le constat est
accablant : la croisade contre l'opposition et les dérapages
qu’elle engendre tendent à placer les congolais dans
la peur des services de sécurité " comme à l'époque
de Mobutu ou de Kabila père. Les arrestations
arbitraires comme celle des enfants du sénateur Mongulu
peut être couché sur la liste des " dommages collatéraux
" de la dérive sécuritaire généralisée. Les libertés
fondamentales ont indéniablement été amputées "en
RDCongo. Nous sommes loin du moment où lexilé pourra regagner son pays avec sérénité, le cas de
Jean-Pierre Bemba. Kidnappings, tortures,
"disparitions ", séquestrations sans jugement et
liquidations physiques sont les méthodes du nouveau pouvoir
pourtant issu des élections pour gouverner. Certains
"planqués " des frontières et d'anciens
collaborateurs du régime Mobutu et autres indics
"repentis " se donnent la main pour perpétuer
les souffrances des hommes libres et dignes de ce pays. Triste
fatalité !
Insidieusement,
silencieusement, se met en place une politique répressive
pour museler un peuple en mal de liberté et réduire à néant
toute velléité d'émancipation. La liberté de s'exprimer ou
de s'organiser, assimilée à de la subversion pour le camp
présidentiel. Malgré tous les moyens internes utilisés et
les complicités internationales inavouées, le délire
totalitaire que veut cacher cette guerre psychologique, n'a pu
étouffer les voix de celles et de ceux qui se battaient pour
faire connaître la véritable nature de cette sale guerre :
celle d'une caste militaro-financière contre un peuple. Et
les derniers événements vécus par les originaires de deux
Kassai et de l'Équateur l'ont, encore une fois prouvé.
Mais il y a de quoi
s’interroger sur ce que peut signifier, dans ces conditions,
le soutien à Kabila affichés par une partie du
monde occidental. On juge un gouvernement sur ses méthodes,
ses actes, son programme social ou encore économique. Au nom
de quoi devrait-on avoir la moindre estime pour ceux qui
s’attaquent aux congolais, à Kinshasa comme ailleurs.
Correspondance de Didier
Nzolameso Nvutukidi
Les américains sont
intervenus en RDC en soutenant Joseph Kabila mais
les Etas-unis n'ont pas de politique congolaise,
ni d'ailleurs africaine. Ils n'ont pour le momemt
que des intérêts à promouvoir ou à défendre.
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