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Que font les athlètes congolais « millionnaires » avec leur fortune ?
La
basketeuse Mwadi
« Lorsqu'ils arrivent en Europe, dès qu'on leur octroie la nationalité, ils renient leur pays d'origine », a déclaré Jules
Bocandé, ancienne vedette du football sénégalais parlant du comportement non patriotique des athlètes africains qui font fortune dans les pays développés.
Shabani
Nonda
Pourquoi les sportifs congolais ne viennent pas au secours du pays de leurs ancêtres ? Le berceau de leurs talents, là où tout a commencé.
Après leurs multiples succès en occident, nos stars oublient tout, alors que chez les stars du NBA, c’est devenu un slogan : « Never forget where you come from ! (N’oublie jamais d’où tu viens) » ; Ils construisent des salles de gym, des Macdonald’s, donnent des cadeaux dans les écoles qu’ils ont fréquentées, les visites annuelles dans les ghettos de leur enfance, car disent-ils affectivement « tu peux sortir du ghetto, mais le ghetto sera toujours en toi ».
Claude
Makelele
Car les salaires aujourd’hui s’estiment en millions de dollars américains ; les Shabani Nonda,
Claude Makelele et autres ont des fortunes et des carnés d’adresses importants dignes d’implications sérieuses dans le redressement économique de leur pays. Qu’est- ce qui les empêche donc de créer des projets paraétatiques telle que la construction des autoroutes privées payantes, ou de devenir ne serait-ce que des lobbyistes pour leur pays natal afin de sensibiliser le monde sur tous ses fléaux (le sous développement et le mal développement qui encadrent péniblement la vie de leurs concitoyens, plus encore la situation des droits humains…).
Le conglomérat congolais, ne serait-il donc pas reconnaissant ?
Et leurs collègues du NBA ou WNBA, Mutombo Dikembe avec une fortune estimée à plus de 75 millions de dollars par certaines agences de comptabilisation des fortunes, Mwadi Mabika qui joue entre l’Europe et les États-Unis, totalement informée de la situation sociale de la république démocratique du Congo…
Est-ce que c’est un autre CNN qu’ils regardent ? Les nouvelles de TV5 ne sont-elles pas suffisamment convaincantes ? Congo inter et les autres sites médiatiques n’en parlent-ils pas assez ? Faut-il plus pour éveiller le patriotisme individuel et collectif pour que les bons exemples soient établis ? Ne sommes-nous que des profanateurs de toutes les règles d’altruisme ?
Ces sportifs ont-ils carrément tourné le dos à leur propre histoire? Ou serait-ce un cas de mémoire sélective de leur part ?
Vivant en occident, ils doivent certainement être au courant des actions humanitaires des autres prodiges ; à l’instar du joueur de Dream Team
Magic Johnson, qui a bâti une salle de spectacle à Los Angeles dans un quartier
pauvre.
Et plus encore, c’est connu de tous que les dons sont déductibles lors des déclarations annuelles d’impôts dans les vieilles démocraties, ils ne perdent donc absolument rien. Cela est même encouragé par les politiques qui ont compris qu'en formalisant cette situation, des emplois nouveaux se créeront en dehors du sport.
Mais pourquoi pas au Congo ? Lorsque George weah au Liberia s’est investi entièrement dans le processus électoral de son pays, il a souvent été acclamé pour son dévouement dans le secteur sportif et plus encore pour avoir investi dans son pays ; car il a compris la fameuse parole innocente du français Pierre
de Coubertin lors de premiers jeux olympiques modernes, qui a changé le monde sportif : « l’essentiel, c’est de participer ». Il faut le dire : Qui prendra soin de notre pays, le Congo si ses amours l’on quitté ? C’est-à-dire nous !
Mabika dans une interview publique à Los Angeles.
Par Olivier Israel Bolya
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